Bruxelles : Bart De Wever s’en prend au sp.a et à Groen

Selon le président de la N-VA, le sp.a et Groen ont aussi leur part de responsabilité dans la culture de la cupidité qui règne à Bruxelles. "Ils sortent d’un bain de boue et se croient totalement propres et parlent ensuite de "scandale"."
Nicolas Maeterlinck

"Le sp.a et Groen sont des partis qui ont toujours essayé d’être dans la majorité et y sont toujours à certains niveaux", a expliqué Bart De Wever sur VTM, "ils ont également été dans la même liste que le PS et ont toujours collaboré à ce système. Maintenant ils disent tout à coup qu'ils n'ont rien vu et rien entendu."

Dans le cadre de son projet confédéral, le parti nationaliste flamand entend supprimer 500 des 1 100 mandats à Bruxelles. Bart De Wever est également favorable à une fusion, à court terme, des 19 communes de la capitale, à l’instar de ce qui s’est passé à Anvers et en Flandre dans les années 70 et 80. "On peut s’y mettre sans grande réforme institutionnelle. Cela demande de la volonté politique. En toute franchise, les francophones sont en masse dans la majorité et, s’ils n’en veulent pas, cela ne se passera pas."

John Crombez : pas question de se taire

À la suite du scandale Samusocial, les socialistes flamands sont sortis de la majorité de la ville de Bruxelles. Le président de sp.a, John Crombez (cf. photo), annonçait ce matin même qu’il souhaitait geler les jetons de présence dans toutes les asbl communales à Bruxelles.

Il a ajouté que son parti a essayé ces dernières années d’apporter du changement mais a reconnu qu’il était possible d’en faire plus. "Cela fait près de huit ans que nous exigeons des réformes : moins de mandats, une seule zone de police, etc. Nous n’avons jamais pu utiliser ce levier pour obtenir totalement." Selon lui, pas question de se taire parce que son parti a gouverné ces dernières années.

Réaction de Meyrem Almaci

La présidente des écologistes flamands a pour sa part réagi aux propos de Bart De Wever sur Twitter : "Au lieu d’être le moteur d’une politique plus propre, Bart De Wever s’en prend aux verts qui dénoncent ceux qui se servent à Anvers, en Flandre et à Bruxelles".