Claude Van de Voorde nouveau chef des renseignements de l'armée

Le lieutenant-général Claude Van de Voorde devient le nouveau chef du Service Général du Renseignement et de la Sécurité (SGRS). La nouvelle a été communiquée mardi en interne, a appris l'agence Belga à bonne source.

La nomination de Claude Van de Voorde à la tête du SGRS fait suite à la démission du lieutenant-général Eddy Testelmans.

Eddy Testelmans a décidé de démissionner suite à une lettre très critique qui avait été envoyée par plusieurs commissaires du service.

"Il n'y a qu'une seule solution à cette situation, et c'est de remettre mon mandat. Ce n'est qu'ainsi que l'apaisement pourra avoir lieu", indique-t-il au quotidien De Standaard. "Je ne quitte pas aigri cette magnifique fonction. La Défense m'a énormément apporté, et j'en suis reconnaissant."

En décembre, un courrier provenant de membres du service avait entre autres été envoyé au ministre de la Défense Steven Vandeput. Dans la lettre étaient pointés des problèmes internes de circulation des informations, de communication et d'atmosphère de méfiance.

Le Comité R a débuté une enquête en janvier. Eddy Testelmans ne souhaite toutefois pas en attendre les conclusions, tout en indiquant que sa démission n'est pas un aveu de culpabilité. "Je fais cela dans l'intérêt du service. Je ne peux pas attendre la fin de l'enquête du Comité R. (...) Même si j'ai confiance en l'issue de cette enquête. Le fait que cette lettre a fait l'objet d'une fuite montre que ces gens ne considèrent pas l'intérêt du SGRS. Ils auraient continué jusqu'à ce qu'ils aient ma tête."

Le mécontentement du personnel serait dû, selon Eddy Testelmans, à "de la frustration à la suite du manque criant de personnel, pour des responsabilités sans cesse grandissantes".
 

Service général du renseignement et de la sécurité (SGRS)

Le SGRS, qui trouve ses origines en 1915 avec la création de la Sûreté de l'Armée, est l'un des deux services de renseignements belges. Il dépend du ministère de la Défense. Son homologue civil, la Sûreté de l'État, dépend quant à lui du ministère de la Justice.