L'usine Audi de Forest fabriquera un deuxième modèle électrique

L'usine bruxelloise du constructeur automobile allemand Audi pourra fabriquer un deuxième modèle de voiture électrique. Il s'agit du coupé à quatre portes "e-tron Sportback", a annoncé l'entreprise mercredi. Cet octroi est l'aboutissement de négociations réussies pour plus de flexibilité et de sécurité de l'emploi jusqu'à 2020, indique Audi.

La première voiture totalement électrique, un SUV appelé "e-tron", sera assemblée à partir de l'an prochain à Forest.

Le constructeur avait annoncé le début de fabrication du second modèle pour 2019 et Audi Brussels s'était portée candidate.

L'Audi e-tron dispose d'une économie de 500 kilomètres et peut passer de 0 à 100 kilomètres/heure en 4,6 secondes. Pour l'e-tron Sportback, l'autonomie devrait être supérieure, et la propulsion un poil plus rapide avec 4,5 secondes de 0 à 100 km/h.

Actuellement, c'est l'Audi A1 qui est assemblée à Forest, où travaillent quelque 3.000 personnes. La direction et les partenaires sociaux de l'usine avaient déjà trouvé un accord pour assembler plus d'A1 qu'initialement prévu en 2017 et 2018.

Les shifts de l'après-midi ont dès lors été temporairement rallongés pour permettre d'absorber la charge supplémentaire. Une adaptation d'horaire devra également intervenir l'an prochain.

"Audi Brussels pouvait répondre aux attentes d'Audi grâce aux mesures de flexibilité convenues", précise Patrick Danau, directeur technique et logistique de l'usine. "Nous sommes ravis d'y être arrivés (...) un deuxième modèle à Bruxelles ça assure la sécurité de l'emploi sur du long terme."

Les syndicats jubilent également. "Nous étions dans l'attente ces dernières semaines, voire derniers mois, car nous savions que Bruxelles était en lice pour remporter le nouveau modèle, au grand dam de nos confrères allemands", rapporte Hedwin De Clercq de l'ABVV (FGTB).

"Je suis très satisfait de cette décision, surtout pour nos ouvriers qui ont consenti ces derniers mois et années à d'importants efforts pour faire de notre usine un modèle et se débarrasser de l'image de conflit social qui nous avait été collée", poursuit le représentant du personnel. "Nous sommes devenus une entreprise que tout le monde regarde en Belgique et un exemple qui fonctionne sans grève, contrairement au passé."

Même son de cloche du côté de l'ACV (CSC). "C'était dans l'air, et c'est une très bonne nouvelle. L'avenir ne pourrait pas être meilleur", estime Pascal Van Cauwenberge du syndicat chrétien.
Pour lui, les bonnes relations que les syndicats belges entretiennent avec le syndicat allemand IG Metall ont probablement joué.