Voici l'auteur de l'attentat manqué à la gare de Bruxelles-Central

Voici le visage de l'auteur de l'attentat manqué à la gare de Bruxelles-Central, mardi soir. Oussama Zariouh est un Marocain de 36 ans, il a été abattu par un militaire après avoir tenté de faire exploser une valise contenant des clous et des petites bonbonnes de gaz. D'après le parquet fédéral, des indices semblent démontrer que le suspect avait des sympathies pour l'organisation terroriste EI.

L'assaillant de nationalité marocaine Oussama Zariouh (né le 12 janvier 1981) était renseigné uniquement pour un fait de drogue en 2016, et non pour radicalisme ou terrorisme, a indiqué mercredi la bourgmestre de Molenbeek-Saint-Jean, Françoise Schepmans (petite photo). Elle ne dispose pas de davantage de précisions sur la nature des faits.

L'individu était domicilié depuis 2013 à sa dernière adresse connue, située boulevard Mettewie, ajoute la bourgmestre. D'autres informations antérieures n'ont pas été trouvées pour l'heure.
 

Le suspect avait des sympathies pour l'organisation Etat islamique

Certains indices semblent démontrer que l'auteur de la tentative d'attentat perpétrée mardi soir à la gare centrale de Bruxelles avait des sympathies pour l'organisation terroriste Etat islamique (EI), indique le parquet mercredi.

Une perquisition a été menée mercredi au domicile du suspect, à Molenbeek-Saint-Jean. Selon le parquet, Oussama Z. "a probablement fabriqué la bombe à cet endroit". Les policiers y ont découvert des composants chimiques ainsi que du matériel pouvant servir à fabriquer un explosif.

"Certains indices semblent également démontrer que le suspect avait des sympathies pour l'organisation terroriste EI", ajoute le parquet, sans révéler davantage de détails.
 

Perquisitions

Une perquisition a été initiée au domicile de l'assaillant dans la nuit de mardi à mercredi. La bourgmestre ne dispose pas de nouvelles informations à communiquer à cet égard. "Ce n'est pas un quartier qui pose habituellement difficulté", remarque-t-elle. "On avait contrôlé 20.000 personnes sur Molenbeek dans le cadre administratif et aucune information à son sujet n'était remontée à ma connaissance." Françoise Schepmans ajoute encore qu'il "était divorcé. Je n'ai pas plus d'informations sur la famille".

La bourgmestre annonce avoir renforcé mercredi la présence policière à Molenbeek, avec une trentaine d'hommes supplémentaires, aux abords des transports publics et notamment des métros. Cette mesure pourrait être prolongée dans les prochains jours.

"La lutte contre la radicalisme reste la priorité à Molenbeek"

"La lutte contre le radicalisme reste la priorité de Molenbeek", assure Françoise Schepmans. "Il (l'assaillant) n'était pas dans les radars, mais la police et la commune, dans le cadre de la cellule de sécurité locale intégrée, poursuivent leur travail. (...) Cette attaque ne fait que renforcer notre détermination à poursuivre la lutte contre le radicalisme et le terrorisme." La bourgmestre salue l'efficacité des forces d'intervention mardi soir autour de l'attaque à la gare de Bruxelles-Central.