Des scientifiques belges vont traquer le virus Ebola au Congo

A la demande des autorités congolaises, une équipe internationale comprenant des scientifiques de l’Université d’Anvers et de l’Institut royal des Sciences naturelles de Belgique s’envolera ce mercredi pour la province reculée du Bas-Uélé - au nord de la République démocratique du Congo - pour y étudier l’origine de l’épidémie d’Ebola qui a frappé la région en mai dernier. L’épidémie a entretemps été jugulée, précise l’Université anversoise.

L'Institut national de Recherche Biomédicale congolais a constitué une équipe internationale afin de déterminer la source de la récente épidémie d’Ebola (photo archives). "Cet institut congolais a également pris contact avec l'Université d'Anvers", explique le biologiste Herwig Leirs.

Le chercheur s'envolera donc à destination de la République démocratique du Congo le 28 juin, pour trois semaines, en compagnie de deux autres scientifiques belges, Erik Verheyen et Sophie Gryseels. Erik Verheyen, qui dépend de l'Institut royal des Sciences naturelles, collabore depuis de nombreuses années avec l'Université de Kisangani (nord-est) et connait bien la région et de sa faune.

Sophie Gryseels s'est, quant à elle, rendue en Guinée en 2014. Le pays était alors frappé par une grande épidémie d'Ebola. Elle y a analysé pendant un mois - au sein d'un laboratoire mobile - les échantillons de sang et d'urine de patients infectés par le virus.

Les trois scientifiques belges collecteront pendant ces trois semaines des échantillons de tissus de mammifères tels que des chauves-souris, rongeurs et musaraignes, mais aussi de viande de brousse.