Un réfugié sur deux a trouvé du travail au cours des deux dernières années

Près de la moitié des réfugiés qui se sont inscrits auprès du VDAB (le service d'emploi public de la Flandre) au cours des deux dernières années ont trouvé du travail. La Flandre fait donc mieux que la Suède ou l’Allemagne. La Commission européenne veut citer en exemple l’approche flamande en matière d’intégration des primo-arrivants aux autres Etats membres.

Pour la première fois depuis le pic d’arrivée de réfugiés en 2015 (lorsque 45.000 personnes ont introduit une demande d’asile) le VDAB a donné des informations sur la situation de ces réfugiés sur le marché du travail. Cependant VDAB ne dispose pas de statistiques spécifiques pour les réfugiés.

Le VDAB se base sur un groupe plus large de demandeurs d’emploi de langue étrangère d’origine immigrée. De janvier 2015 à avril 2017, près de 20 .000 personnes faisant partie de cette catégorie se sont inscrites au VDAB, il s’agit essentiellement de réfugiés.

Près de la moitié des réfugiés qui se sont inscrits aux cours des deux dernières années auprès du VDAB ont trouvé du travail. Une personne sur quatre a trouvé du travail après six mois. Après deux ans on passe à une personne sur deux.

A noter qu’en Suède, seuls 27% des réfugiés trouvent du travail après deux ans, et en Allemagne, 38%. Or, en principe, la Suède et l’Allemagne sont des pays qui obtiennent de meilleurs résultats en matière d’intégration sur le marché du travail. La Commission européenne a l’intention de citer la Flandre en exemple aux autres pays européens.

En Flandre, les promo-arrivants peuvent être rapidement mis au travail, même s’ils ne maîtrisent pas encore, voire pas du tout le néerlandais. Ils apprennent la langue sur leur lieu de travail. L’ "intégration par la travail" s’inscrit dans l’idée de mettre en place un trajet d’intégration sur mesure pour chaque réfugié, a déclaré le porte-parole du VDAB, Shaireen Adtab.

"Une approche nécessaire car la moitié des réfugiés ne possèdent pas de diplôme. Parmi les récentes vagues de migration il y a en effet de nombreux africain, ils viennent d’Erythrée, du Mali, ou du Soudan, des pays ou la scolarisation est moins développée que chez nous. Avec ces réfugiés africains nous devons commencer à zéro pour que le trajet d’intégration fonctionne bien. Cela nécessite des efforts intensifs", a-t-il ajouté.