"Le SP.A souffre de subir les conséquences des affaires du PS"

Les militants et les mandataires du Parti socialiste flamand sont choqués par un sondage révélé samedi et qui pour la première fois crédite le SP.A de moins de 10% des intentions de vote. Ce sondage a été commandé par le MR à l'institut Dedicated Research provoque de vives émotions dans les rangs des socialistes flamands.

Le chef de groupe SP.A au Parlement flamand Joris Vandenbroucke reconnaît que ce sondage constitue un coup dur pour son parti. "Le SP.A souffre de subir les conséquences des affaires du PS".

Joris Vandenbroucke souligne que son parti le SP.A a adopté des règles très strictes il y a deux ans en ce qui concerne le cumul des mandats et le paiement des indemnités.

Toutefois selon certains mandataires socialistes la faute réside aussi au sein du SP.A. C’est ainsi que Het Nieuwsblad Online cite la députée Monica De Coninck. Elle estime que le SP.A communique beaucoup trop sur son image de "parti propre". Et oublie de se concentrer sur les véritables préoccupations de la population. Un avis que partage également le député Renaat Landuyt.

Joris Vandenbroucke n’est pas d’accord avec eux. "Le plus important est de monter aux gens que c’est sérieux pour nous le changement et le renouvellement afin d’arriver à une classe politique plus sobre et plus intègre" a-t-il ajouté.
 

Le PS s’est prononcé dimanche en faveur du décumul des rémunérations

Le parti socialiste s'est prononcé dimanche, avec 52% des voix de ses militants, en faveur d'un décumul des rémunérations de ses mandataires, une décision accueillie sous les huées et quelques quolibets par de nombreux militants favorables au décumul intégral des mandats de parlementaire et de bourgmestre, échevin ou président de CPAS.

Le décumul des mandats sera dorénavant interdit aux socialistes dans les villes et communes de plus de 50.000 habitants. Les fédérations qui le souhaitent pourront toutefois aller en-deçà de ce seuil.

Toujours selon les décisions émanant majoritairement des fédérations du parti, les mandats dérivés d'instances communales et provinciales devront être exercés à titre gratuit.

Le plafond total des revenus des mandataires (y compris dans une asbl ou une personne morale, de droit privé ou public, soumise à la législation sur les marchés publics en raison de leur financement public) ne pourra plus dépasser le montant de l'indemnité parlementaire.

La question du décumul est devenue centrale après l'éclatement de nouvelles affaires touchant certains mandataires du parti à Liège, Bruxelles et, dans une moindre mesure, Charleroi. Elle a opposé ces dernières semaines la base militante aux députés-bourgmestres, le président du parti Elio Di Rupo tentant d'opérer la synthèse.

La césure entre les deux options s'est notamment inscrite au niveau des deux plus grandes fédérations du PS, Liège et Charleroi, la première favorable au décumul financier, la seconde au décumul intégral des mandats.

Pascale Peraïta exclue du Parti socialiste

La commission de vigilance du PS bruxellois a décidé samedi soir à l'unanimité de ses membres d'exclure l'ancienne présidente du CPAS bruxellois, Pascale Peraïta, du Parti socialiste.

Ladite commission de vigilance s'était réunie samedi soir afin d'entendre Pascale Perraïta dans le cadre du dossier du Samusocial mais l'intéressée ne s'est pas présentée, ajoute encore la porte-parole.

Pascale Peraïta avait accédé à la présidence du CPAS en 2013.
Le dossier de la gestion du Samusocial a également conduit Yvan Mayeur, l'ancien bourgmestre de la ville de Bruxelles, à démissionner vendredi du Parti socialiste.

Un sondage donne le PTB en tête des intentions de vote en Wallonie : le PS s’écroule

Si les Wallons devaient se rendre aux urnes actuellement, le PS enregistrerait une chute vertigineuse, selon un sondage commandé par le MR à l'institut Dedicated Research, effectué dans les mêmes conditions que les baromètres politiques traditionnels (La Libre, RTBF) et relayé samedi dans L'Echo et Sudpresse.

Réalisé sur la période allant du 23 au 27 juin, soit une semaine après le coup de sang du CDH, le coup de sonde conclut à un bond en avant du PTB dans les opinions wallonnes: le Parti du Travail de Belgique serait même le premier parti dans le sud du pays, avec 24,9% d'intentions de vote, soit 19,4 points de pourcentage supplémentaires par rapport aux résultats des élections législatives de 2014.

Le second parti wallon, selon le sondage, serait le MR avec 23,2%, en recul de 2,6 points par rapport au scrutin de 2014. Le PS, dans la tourmente de la gouvernance, arrive sur la 3e marche du podium, crédité de 16% d'intentions de vote, en chute de 16 points par rapport aux élections législatives de 2014, suivi d'Ecolo (11,4%, +3,2%). Le CDH pointe à 9,8% d'intentions de vote, stable sur le dernier trimestre, mais en perte de 4,2% par rapport à 2014 où le parti 'scorait' à 14%.

Côté bruxellois, le MR deviendrait le premier parti avec 20,7% des intentions de vote, tandis que le PS dégringolerait de près de 15 points de pourcentage pour n'être que 5e (10,9%) dans la capitale, derrière DéFI, qui semble tirer son épingle du jeu avec 15,7% (+4,9 par rapport à 2014), le PTB (14,1%, +10,1) et Ecolo (12,5%, +2).

En Flandre, la N-VA demeure de loin le premier parti flamand, avec 26 députés au fédéral mais les 20 députés du PTB associés aux 6 du PVDA, son parti frère au nord du pays, permettraient à l'extrême-gauche de se hisser au même rang que les nationalistes flamands au sein du Parlement fédéral. Avec 18 députés, les libéraux francophones seraient enfin la 3e force politique du pays.