Geert Bourgeois réitère son souhait d'une 7e réforme de l'Etat

Dans son discours prononcé à Courtrai (Flandre occidentale) la veille du 11 juillet, le ministre-président flamand Geert Bourgeois (N-VA) a souhaité la mise en œuvre d’une septième réforme de l’état après les élections de 2019. Son objectif : le transfert intégral du marché de l’emploi, des soins de santé et de l’impôt sur les personnes physiques vers la Flandre.

Geert Bourgeois avait déjà tenu des propos allant dans ce sens lundi matin, sur les ondes de Matin Première (RTBF) mais lors de son discours prononcé lundi soir à Courtrai, à l’occasion de l’ouverture de la Fête de la Communauté flamande, il a donné plus d’explications.

Pour le ministre-président flamand, ce sont surtout les transferts du marché du travail et des soins de santé qui sont prioritaires. Cela va de pair avec une autonomie fiscale renforcée des entités fédérées et le transfert des moyens budgétaires correspondants, à savoir ceux de l’ONEM et de l’INAMI.

Aux yeux de Geert Bourgeois, une politique flamande du marché de l’emploi constitue une condition indispensable pour mettre trois quarts de la population flamande au travail, conformément à l’objectif fixé par le gouvernement flamand pour 2020.

En ce qui concerne les soins de santé, il s’agit de «mettre fin à l’émiettement», a-t-il ajouté. A titre d’illustration, le chef du gouvernement flamand en a référé aux soins à domicile, gérés par la Flandre, et aux soins infirmiers à domicile gérés par le fédéral.
Geert Bourgeois est aussi partisan d’une politique de «responsabilisation», le seul moyen, selon lui de faire diminuer les dépenses par la Flandre et d’y créer de la marge financière pour «une politique de la santé de qualité encore meilleure».

En parallèle à ces transferts, il faut renforcer l’autonomie fiscale de la Flandre conformément aux résolutions adoptées en 1999 par le parlement flamand qui visaient le transfert intégral de l’IPP. Pour le ministre-président flamand, le vingtième anniversaire de cette résolution est une parfaite occasion pour au moins concrétiser sa mise en œuvre.

A terme, Geert Bourgeois veut voir l’impôt sur les sociétés également intégralement transféré.