La Commission vie privée examine la légalité du screening des festivaliers de Tomorrowland

La commission vie privée et la police fédérale se sont réunies mercredi afin de discuter du screening polémique dont ont fait l'objet les détenteurs d'un ticket pour le festival Tomorrowland. De nombreuses plaintes émanant de personnes qui se sont vu refuser l’entrée ont été déposées à la commission.
Sven Michiels - Photography

Un contrôle préventif de chaque festivalier avait été effectué par la police fédérale "pour des raisons de sécurité". Au terme de celui-ci, 37 personnes se sont vu refuser l'accès à la plaine de Boom. La commission n'ayant pas trouvé de réponse à toutes ses questions en ce qui concerne la base légale à laquelle se réfère la police, l'enquête annoncée par le Comité P se poursuit.

A l'issue de la concertation, la police fédérale a expliqué sur quel dispositif légal elle s'était basée pour pratiquer les screenings. Il s'agit en fait de l'interprétation de la législation actuelle sur les contrôles d'identité, pour lesquels les bourgmestres peuvent donner leur autorisation.

Peter De Waele, le porte-parole de la police fédérale a déclaré mercredi soir lors de l’émission "Terzake" (VRT) que le screening avait été effectué de manière très consciencieuse.

"Nous avions demandé préalablement un avis juridique", a déclaré le porte-parole de la police fédérale. "Instaurer un contrôle physique d'identité et soumettre à un screening quelque 70.000 personnes par jour à l'entrée du festival ne serait d'ailleurs pas seulement impossible pour nous, cela représenterait également un risque supplémentaire en raison des longues files d'attente que cela créerait."

"Nous avons donc décidé d'effectuer un contrôle préventif. Il ne faut pas oublier qu’il y a des personnes de 159 nationalités différentes à Tomorrowland. Et les visiteurs étrangers sont soumis également au screening de la banque de données via Europol et Interpol".

La police s'est par ailleurs dit demandeuse d'"une législation spécifique organisant de manière plus explicite la sécurité dans les festivals".