Ostende veut limiter les collectes de fonds en rue par des ONG

La ville d’Ostende va prendre des mesures contre les organisations qui collectent des fonds en rue pour une bonne cause. L’information est donnée par le quotidien Het Nieuwsblad ce vendredi. Les ONG concernées se disent déçues par cette décision et redoutent de perdre ainsi une partie de leurs rentrées. "Ce sont des jeunes gens qui avec enthousiasme tentent de convaincre les gens de faire un don" expliquent les ONG.

Vous les avez certainement déjà rencontrés lors d’une visite dans une ville flamande. Des bénévoles accostent les passants pour tenter de les convaincre de faire un don afin de soutenir leur organisation. Mais à Ostende cela ne risque plus de vous arriver.

"Nous avons toujours été très sélectifs dans le choix des ONG à qui nous accordions une autorisation de collecte de fonds. Nous ne laissons pas n'importe qui le faire" a déclaré le bourgmestre Johan Vande Lanotte (SP.A) à la VRT.

"L’année dernière et cette année encore nous avons ainsi accordé une autorisation au WWF. Mais nous avons constaté qu’ils exagéraient. Il y a eu des plaintes, les gens se sentaient harcelés. Nous n’acceptons pas cela et donc nous n’accorderons plus d’autorisation au WWF".

Toutefois Johan Vande Lanotte ne veut pas d’une interdiction totale de collecte de fonds. "De la Croix Rouge (ndlr qui vend ses autocollants aux carrefours) nous n’avons reçu aucun plainte" déclare le bourgmestre. "Elle bénéficiera donc d’une autorisation l’année prochaine".

Jeunes et enthousiasmes

Le WWF regrette la décision de la ville d’Ostende. "Ce sont de jeunes gens qui sont convaincus par notre projet et qui accostent les gens avec enthousiasme" a expliqué le porte-parole du WWF Koen Stuyck à la VRT.  "Il y a beaucoup de réactions positives au sujet de ces contacts mais il y a toujours des gens qui sont moins enthousiastes. Et malheureusement ce sont ces réactions-là dont on tient compte.
Si certaines personnes se sentent harcelées par l’enthousiasme de ces jeunes nous leur présentons nos excuses, il n’y a certainement eu aucune mauvaise intention", ajoute Koen Stuyck.

Déception

D’autres ONG se disent déçues. Elles redoutent de perdre de nombreuses rentrées de fonds, surtout si d’autres villes devaient suivre l’exemple d’Ostende. Johan Vande Lanotte en a conscience mais souligne qu’il existe d’autres possibilités de collecte de fonds notamment via les réseaux sociaux et internet.

"Mais les collecte de fonds en rue sont beaucoup plus efficaces que l’envoi d’un mail ou une campagne publicitaire dans les journaux ou à la télévision" déclare de son côté le porte-parole de l’UNICEF Philippe Henon. "Vous vous adressez aux gens personnellement et vous pouvez leur demander leur soutien".