Un des deux détenus évadés repris dans le sud d'Anvers

Deux détenus se sont échappés ce jeudi matin de la Cour d’appel d’Anvers. Les circonstances de cette évasion ne sont pas encore très claires. La police d’Anvers refuse pour l’instant de faire le moindre commentaire. Selon la VRT cette évasion concernerait deux hommes condamnés pour vols. Un des deux hommes a été repris en fin de journée.

"Nous mettons actuellement toute notre énergie à rattraper les deux évadés" a déclaré le porte-parole de la police d’Anvers Wouter Bruyns.

L’opération de recherche dans le sud de la ville est soutenue par un hélicoptère de la police fédérale. Tout ce que l'on sait c'est que les deux détenus se sont évadés lors de leur transfert vers la juridiction.

Le président de la Cour d'appel critique le ministre Geens

Le président de la Cour d'appel d'Anvers, Bruno Luyten, déplore le manque d'effectifs au sein des forces de sécurité de la Justice.

Faute d'effectifs en suffisance, la police locale doit souvent remplacer au pied levé les agents du corps de sécurité du SPF Justice, sans toutefois être formée pour accomplir de telles tâches. M. Luyten a déjà interpellé le ministre de la Justice, Koen Geens (CD&V), à plusieurs reprises à ce sujet mais, selon ses propres dires, ses appels sont restés lettre morte.

"Le problème, c'est que le corps de sécurité est en sous-effectif structurel. Vendredi dernier, sur 36 personnes devant composer ce corps, seules quatre étaient présentes. Les absences ont été palliées par des agents de la police anversoise, par simple bonne volonté. Je leur suis d'ailleurs extrêmement reconnaissant pour leur dévouement", a indiqué M. Luyten.

Le président de la Cour d'appel d'Anvers appelle dès lors le ministre Geens à prendre ses responsabilités afin qu'une solution soit trouvée. "Nous avons prévenu à plusieurs reprises que quelque chose allait finir par mal tourner, et quelque chose a effectivement mal tourné.

La situation est dramatique: à partir du moment où des détenus dangereux parviennent à s'échapper, il faut comprendre que la sécurité a un prix et le ministre doit prendre les mesures nécessaires", a-t-il insisté. "Je lui ai envoyé des courriels à ce sujet le 21 juin et le 27 juin mais je n'ai reçu aucune réponse."