L’aéroport anversois a généré davantage de nuisances sonores en 2016

L’an dernier, l’aéroport de Deurne a connu 8,6% de mouvements aériens en moins, mais a engendré davantage de nuisances sonores pour son voisinage. En cause, les vols redirigés depuis Brussels Airport vers les aéroports régionaux du pays à la suite du double attentat-suicide à Zaventem le 22 mars 2016. La direction de Deurne affirme cependant que l’aéroport régional, lui, n’a pas dépassé les normes de bruit imposées.
Jonas Roosens

Chaque année, les exploitants des aéroports doivent faire réaliser une étude sur les nuisances sonores qu’ils engendrent pour leur voisinage et les riverains. Il permet de voir combien de bruit chaque quartier doit supporter.

En 2016, l’aéroport anversois a dû accueillir davantage de passagers à la suite de la fermeture momentanée de Brussels Airport, touché le 22 mars par un double attentat-suicide dans son hall des départs. Cette augmentation est visible sur le rapport annuel. Le nombre total de mouvements aériens a diminué, mais Deurne a accueilli davantage de vols effectués par de plus gros avions venant de Zaventem, indique le professeur Christ Glorieux de la KULeuven.

D’après le quotidien Gazet van Antwerpen, qui fait écho du rapport, la zone de bruit de 50 décibels a grossi en 2016 de 18%. Le nombre d’habitants résidant dans cette zone de bruit a augmenté de 30%. Et le nombre de riverains "potentiellement très incommodés" par le bruit des avions est passé de 315 à 395.

En même temps, il semble qu’aucun résultat n’ait dépassé les normes maximum imposées, souligne l’exploitant de l’aéroport. C’est ce qu’affirme aussi le CEO de l’aéroport, Marcel Buelens. "Nous avons eu 12 appareils Avro supplémentaires pour Brussels Airlines, mais bien que des avions destinés à Zaventem aient été redirigés vers Deurne, nous n’avons pas dépassé notre permis environnemental. D’autre part, nous sommes en train de développer l’aéroport d’un point de vue commercial. Un certain nombre de vols viendront s’y ajouter. A l’heure actuelle, nous avons entre 6 et 8 vols commerciaux par jour. Je m’attends à ce que nous passions à terme à 20 à 25 vols pour l’ensemble de la journée. Tout en restant encore dans les limites de notre permis environnemental".

Marcel Buelens rappelle aussi que ce permis impose une réduction progressive du nombre de vols d’entrainement, pour passer de 36.000 vols il y a quelques années à 8.000 vols en 2024.