De plus en plus de communes flamandes manquent de généralistes

Si l’on en croit les chiffres de l’Agence flamande Soins et Santé, un nombre croissant de communes en Flandre souffrent d’une pénurie de médecins généralistes. La Flandre compte ainsi actuellement 204 "zones pauvres en généralistes", contre 185 zones l’an dernier. Une croissance non négligeable.
Cedric Hatto

Les zones dites "pauvres en généralistes" possèdent moins de 90 médecins de famille pour 100.000 habitants. Dans les régions peu peuplées, la limite est fixée à 120 généralistes pour 100.000 citoyens. L’Agence flamande Soins et Santé a divulgué une nouvelle liste des zones dites "prioritaires", qui possèdent trop peu de généralistes. Leur nombre est passé de 185 l’an dernier à 204 communes cette année.

L’Agence confirme que le nombre de communes qui manquent de médecins de famille augmente. Il peut s’agir de l’entièreté d’une commune, ou seulement d’une commune rattachée ou de certains quartiers dans les plus grandes villes. Quelque 40 zones sont nouvelles par rapport à 2016, alors que 15 autres communes ne souffrent plus d’un manque de généralistes.

D’après Joris Moonens de l’Agence flamande Soins et Santé, la pénurie croissante de généralistes s’explique par le vieillissement de la population. "Les médecins qui prennent leur pension sont parfois difficilement remplacés par de plus jeunes confrères. Peu d’étudiants en médecine veulent en outre devenir généralistes”.

Les médecins qui se lancent dans une zone qualifiée de “pauvre en généralistes” peuvent bénéficier d’une prime de départ de 20.000 euros. L’an dernier, quelque 159 généralistes ont reçu cette prime, contre 99 médecins en 2015.