Le président du Vlaams Belang en faveur d’un front flamand en 2019

Tom Van Grieken, le président du Vlaams Belang, a appelé les autres nationalistes flamands à constituer un front commun en vue des élections fédérales de 2019. Ils s’adressent non seulement à Hendrik Vuye et Veerle Wouters mais également aux "nationalistes flamands restants à la N-VA".Il a tenu ses propos en marge de la veillée de l’Yser, un rassemblement de nationalistes flamands à Steenstrate.

"Maintenant que la N-VA a relégué au second plan son programme communautaire en raison de postes ministériels, il est important que nous, nationalistes flamands, nous présentions aux électeurs ensemble. De cette manière, nous pourrons donner plus de poids à la voix flamande", a-t-il déclaré.

Selon lui, le parti de Bart De Wever compte encore de véritables députés flamingants, "mais les leaders du parti leur coupent la parole". Dans le cadre d’un front flamand, Tom Van Grieken estime qu’ils pourraient s’exprimer et agir librement et seraient donc beaucoup plus utiles pour la Flandre.

Il fait par exemple référence aux différentes initiatives parlementaires lancées conjointement avec le Vlaams Belang et Hendrik Vuye et Veerle Wouters (ex-députés N-VA). "J’espère que cette collaboration pourra s’intensifier à l’avenir", poursuit-il.

D’après le président du parti d’extrême-droite, un tel front pourrait faire la différence lors des négociations pour former un gouvernement : "Un bon résultat pour le nationalisme flamand peut mettre en marche un champ d’action qui mette à nouveau la problématique communautaire au haut de l’agenda politique."

Tom Van Grieken s’appuie également sur une récente étude de la KU Leuven qui indique le transfert de milliards d’euros vers la Wallonie pour justifier la nécessité croissante d’atteindre une Flandre indépendante et autonome. Selon lui, cet argent est vraiment nécessaire pour augmenter la pension des Flamands les plus pauvres, réduire le prix des factures en maison de retraite ainsi que les charges sur le travail.