Le président de la FGTB critique les mesures sur les pensions

Selon Rudy De Leeuw, président de la FGTB, le gouvernement fédéral remet en cause la sécurité sociale. Le syndicaliste socialiste critique les changements en matière de pensions et menace avec des actions pour l’automne.

"Toute la sécurité sociale est mise en péril et le gouvernement va également prendre des mesures fortes à l'encontre des pensions dans le secteur privé", a lancé Rudy De Leeuw, président de la FGTB fédérale et de sa branche flamande, lors de l’émission De Ochtend sur Radio 1. À ses yeux, les pensions sont déjà basses : "Une pension moyenne tourne autour des 950 euros, même si la pension minimum s’élève à 1200 euros." Il assure que les pensions vont encore diminuer et il se demande comment les gens vont faire pour s’en sortir.

"Dans le même temps, le gouvernement propose de nouveaux avantages qui ne sont pas couverts. Les budgets ne tournent pas rond. De cette façon, on va encore devoir faire des économies et ça, toujours sur le dos des mêmes personnes."

Quand le présentateur aborde l’augmentation des pensions minimum prévue à partir de septembre, le syndicaliste réplique : "Ce n’est pas établi dans une loi. Nous constatons qu’il ne restera rien pour les gens en montant net. 128 000 personnes vont même toucher moins. Cela concerne surtout les pensions les plus basses de 1100 et 1200 euros."

On passe à l’action ?

Il est encore trop tôt pour dire si des actions vont avoir lieu. "Nous sommes en train de consulter notre arrière-ban. Je ne décide pas moi-même de mener ou non une action. Nous allons expliquer le contenu de l’accord d’été du gouvernement."

Rudy De Leeuw met toutefois en garde : "Il est évident que les inégalités vont s’accroître dans ce pays et que de plus en plus de personnes vont se retrouver dans une situation précaire. Il y a de plus en plus de travail interim, également dans le secteur public. Beaucoup travaillent à temps partiel et ne reçoivent pas de temps plein. Les contrats par jour et les flexi-jobs augmentent. Et donc les inégalités aussi."