De Wever : "Les leaders syndicaux se prennent-ils encore au sérieux ?"

Le président de la N-VA Bart De Wever a exprimé son mécontentement au sujet des leaders syndicaux, dans sa première interview de la rentrée politique qui parait dans le journal Gazet van Antwerpen ce jeudi. "Tout dans ce pays parait construit pour empêcher le changement, aussi bien sur le plan institutionnel que dans les structures sociales".

"Le gouvernement actuel a encore beaucoup de mesures à prendre que ce soit en matière de réforme ou d’économies à consentir", estime Bart De Wever. "Nous ne serons pas loin de l’équilibre budgétaire en 2019, c’est une bonne chose mais cela ne signifiera pas que nous serons sortis d’affaire. Le coût de la sécurité social va  encore augmenter malgré les économies. Nous devons donc poursuivre les réformes. Et chaque jour d’attente signifie que l’effort sera d’autant plus dur à consentir. C’est un défi pour ce gouvernement et ausi pour le prochain. Nous ne pouvons plus éviter les réformes en distribuant de l’argent".

"Cependant la résistance aux réformes sociales reste grande" remarque le président de la N-VA. "Tout dans ce pays parait construit pour empêcher le changement, aussi bien sur le plan institutionnel que dans les structures sociales".

"Bloquer, ce n'est pas compliqué. Je trouve cela complètement irresponsable (...), la manière dont certains continuent à défendre des systèmes intenables", assène le bourgmestre d'Anvers.

"Quand j'entends des syndicalistes comme Rudy De Leeuw (ABVV) et Marc Leemans (ACV), je me demande s'ils se prennent encore au sérieux. Ils n'ont que le bain de sang social à la bouche, mais se rendent-ils comptent à quel point, inimaginable, la Belgique est sociale et redistributrice? Ils ne regardent que leur nombril", estime encore De Wever.

L'enseignement (flamand) en prend aussi pour son grade dans cet entretien, notamment pour sa supposée réticence à mettre en pratique un mode d'apprentissage dual: "l'enseignement est souvent un partenaire rigide, difficile à faire bouger pour ouvrir des portes. Par exemple pour mettre en place l'apprentissage simultané à l'école et sur le lieu de travail".