Le nombre de tués sur nos routes est historiquement bas

Par rapport aux six premiers mois de l’an passé, le nombre de tués sur le lieu de l’accident sur les routes belges a baissé de 13% au premier semestre 2017. Il se situe à 230 victimes, ce qui est "un niveau historiquement bas dans notre pays", indique l’institut Vias (l’ancien Institut belge pour la sécurité routière). Il dévoile ses chiffres ce vendredi. Les accidents corporels chutent également (-2,9%, à 18.759), ainsi que le nombre de blessés (-4,1%, à 23.806).

Sur les routes flamandes, le nombre de tués a régressé davantage (-19,9%, à 113 tués) que sur les routes wallonnes (-6,7%, à 111 tués). Il y a aussi eu moins d'accidents et de blessés en Wallonie (-1,1% et -4,8%) et en Flandre (-4,1% et -4,6%).

En Région bruxelloise, le nombre de tués est passé de 4 à 6, tandis que les accidents ont légèrement baissé (-0,8%) et le nombre de blessés a augmenté (+1,4%).

Le baromètre note encore une hausse du nombre d'accidents impliquant des poids lourds (+3,7%), des cyclistes (+5,6%) et surtout des motards (+8,6%). C'est à Bruxelles que le nombre d'accidents avec des cyclistes est le plus en augmentation (+24,5%). "On compte même plus d'accidents de vélos dans la Région bruxelloise qu'en Wallonie", souligne Vias.

Sanctionner davantage les délits de fuite

Enfin, le nombre d'accidents augmente uniquement les nuits de semaine (+2,4%), tandis que ceux impliquant un jeune automobiliste (18-24 ans) a diminué de 11,1% au premier semestre 2017.

"Pour continuer à progresser, d'autres mesures entreront bientôt en vigueur, notamment l'obligation de l'éthylotest embarqué pour tout conducteur condamné après avoir été contrôlé avec une alcoolémie d'au moins 1,8 ou 1,2 pour mille pour les récidivistes, ainsi que le renforcement des sanctions contre les auteurs de délits de fuite", a souligné le ministre fédéral de la Mobilité, François Bellot.