La Belgique double ses investissements dans l’innovation humanitaire

Lors d’un discours prononcé à l’Université de New York, le ministre belge de la Coopération au développement, Alexander De Croo (photo), a annoncé que la Belgique allait doubler le montant de ses investissements dans l’innovation humanitaire en 2018, pour le porter à 20 millions d’euros. L’argent ira notamment à des projets de drones pour des régions sinistrées ou de développement de membres imprimés en 3D.

"Chaque année, les besoins humanitaires augmentent et les crises humanitaires et conflits font de plus en plus de victimes. Pourtant, 1% seulement des moyens humanitaires est affecté à l'innovation humanitaire et à la recherche. Cela doit changer. Davantage d’innovation va permettre de sauver plus de gens. C’est pourquoi la Belgique doublera l’an prochain ses investissements, pour passer à 20 millions d’euros", a déclaré Alexander De Croo à New York.

Cette intervention du ministre s'inscrivait dans le cadre du Global Citizen Live, un événement organisé en marge de l'Assemblée générale des Nations Unies. Des personnalités politiques, des militants et des artistes étaient rassemblés pour annoncer des actions concrètes concernant les Objectifs de Développement durable (ODD) à l'horizon 2030.

L’un des projets qui sera soutenu par les investissements supplémentaires belges est le développement de drones humanitaires, en collaboration avec le Programme alimentaire mondial. Ces drones permettront de dessiner une carte plus précise de régions touchées par une catastrophe naturelle et difficilement accessibles, afin d’y faciliter l’acheminement d’aide humanitaire.

"A l’heure où l’on a besoin chaque année d’argent supplémentaire pour des situations de crises humanitaires, un tel investissement pourra faire la différence", estime De Croo.

La Belgique collaborera aussi avec Handicap International au développement de membres imprimés en trois dimensions. Cette méthode permet de réaliser de meilleures prothèses. C’est un avantage pour les personnes qui ont subi de lourdes blessures dans des régions en crise et qui doivent actuellement se débrouiller avec des prothèses en bois, qui engendrent parfois des blessures supplémentaires.