Des militaires auraient provoqué des embouteillages à Anvers

Quatre militaires actifs et un colonel au repos sont soupçonnés d’avoir sciemment provoqué des embouteillages dans le tunnel Kennedy, à Anvers, le 17 mai dernier. Dans la longue file provoquée par deux camions de l’armée en panne, un carambolage en série s’était produit. Le tunnel Liefkenshoek avait ensuite été libéré de péage pendant quelques heures. Le parquet enquête à présent sur cet incident suspect.

Vers 7h du matin, le mercredi 17 mai dernier, un véhicule de l’armée tombait en panne dans le tunnel Kennedy en direction de Gand, et un deuxième dans le même tunnel mais en direction des Pays-Bas. Le troisième véhicule militaire s’immobilisait sur le Ring de Bruxelles, au viaduc de Bruxelles très encombré.

Surtout aux alentours d’Anvers, ces véhicules encombrant l’autoroute ont entrainé immédiatement de lourds embarras de circulation. Dans la file, quatre camions se sont en outre percutés. L’embouteillage devenant tellement critique, le tunnel du Liefkenshoek avait alors été ouvert gratuitement à la circulation, pendant quelques heures.

Le jour-même des soupçons avaient cependant déjà été formulés envers ces trois pannes. S’agissait-il bien d’un problème technique aux véhicules militaires, ou d’autre chose ? Roger Housen, porte-parole et directeur stratégique du syndicat militaire CGPM, a laissé entendre qu'il s'agissait en fait d'une action syndicale pour dénoncer le matériel vétuste de la Défense et les plans de réforme des pensions militaires.

Le ministre de la Défense Steven Vandeput (N-VA) souhaiterait tirer au clair cette affaire, à laquelle s'est également mêlée le parquet d'Anvers. "Il existe plusieurs éléments qui attestent qu'il s'agit d'une action syndicale intentionnelle", lit-on dans le procès-verbal. Yves Huwart, porte-parole du syndicat CGPM, confirme qu'une enquête est en cours. "Mais, jusqu'à présent, nous ne savons pas si quelqu'un est poursuivi et si c'est le cas, de qui il s'agit."

Rien que la levée momentanée du péage dans le tunnel du Liefkenshoek (photo) aurait entraîné un manque à gagner de 42.000 euros ce jour-là.