"La Flandre dans une meilleure position qu’il y a un an"

Dans sa traditionnelle déclaration de politique générale - surnommée Déclaration de septembre - prononcée ce lundi au Parlement flamand, le ministre-président Geert Bourgeois (photo) a dressé une image positive du futur de sa Région. Selon lui, les indicateurs économiques pointent vers des gains, ce qui est une bonne chose pour tous les Flamands. Pour 2018, Bourgeois annonce une troisième vague d’investissements, une réforme de la taxe sur l’énergie (la "Turteltaks") et une ambitieuse réforme de l’enseignement néerlandophone.

"La Flandre se trouve actuellement dans une meilleure position qu’il y a un an", indiquait Geert Bourgeois en ouverture de sa quatrième Déclaration annuelle de politique générale devant le Parlement flamand, quelques jours seulement après que le gouvernement flamand se soit accordé sur le budget 2018. Il y a un an, la Flandre n’avait pas encore digéré l’annonce du Brexit, mais à l’heure actuelle le ministre-président se montre positif parce que les conséquences de la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne semblent moins rudes qu’escompté pour l’exportation flamande et l’emploi.

D’après Geert Bourgeois, les indicateurs économiques pointent vers une croissance et moins de chômeurs dans toutes les provinces et toutes les catégories d’âges. "Cette année et l’an prochain, on créera encore 66.000 nouveaux emplois".

La confiance des consommateurs est également plus élevée qu’avant la crise financière. "Notre exportation a dépassé l’année dernière, pour la première fois, les 300 milliards d’euros. A l’échelle mondiale, la Flandre est le 13e plus grand exportateur", précisait Bourgeois.

Le ministre-président a annoncé davantage d’investissements, qui ne mettront pas en péril l’équilibre structurel du budget en 2018. Après deux vagues d’investissements de 400 millions d’euros chacune, en 2016 et 2017, une troisième vague pointe à l’horizon 2018, pour un montant de 610 millions d’euros.

Cet argent ira avant tout à la mobilité et aux travaux publics (160 millions d’euros), à la construction d’écoles (140 millions), l’infrastructure des soins de santé (115 millions), la recherche et le développement (115 millions), les égouts (5 millions), le patrimoine immobilier (20 millions) et l’infrastructure sportive (10 millions). Quelques 75 millions d’euros seront consacrés à la transformation industrielle et l’innovation pour les entreprises, 550 millions à des projets publics-privés de constructions d’écoles, 285 millions pour la construction de logements sociaux.

Et Geert Bourgeois de souligner que la Flandre prévoit de dégager l'année prochaine un surplus budgétaire de 375 millions d'euros, lesquels serviront en grande partie à soutenir de nouvelles mesures à caractère social. Cet excédent sera investi entre autres dans l'accueil de la petite enfance, la création de services de soins à domicile, ainsi que l'octroi de soins psychiques pour les jeunes. Trente millions d'euros seront aussi versés dans le fonds pour la sécurité routière.

"Tout faire pour atteindre les objectifs climatiques européens"

L’énergie renouvelable et durable est un point important à l’agenda politique, aussi de la Flandre. Le quota d’énergie verte est ainsi élevé à 21,5% de l’énergie produite. La taxe sur l’énergie introduite par l’ancienne ministre Annemie Turtelboom et représentant environ 100 euros par année et par famille sera remplacée par un forfait de 5 euros annuels et environ 4 euros par an et par famille pour une consommation moyenne.

Le ministre-président appelle aussi les entreprises à montrer le bon exemple dans le passage progressif à une énergie renouvelable.

Le ministre flamand de l’Innovation, Philippe Muyters, prévoit la construction d’un "réseau digital de l’avenir" en Flandre, alors que le ministre responsable du Bien-être des animaux, Ben Weyts, pourra créer une inspection dans ce domaine en Flandre.

Le gouvernement flamand libèrera aussi 150 millions d’euros supplémentaires pour les élèves, les enseignants et les infrastructures scolaires. Les écoles maternelles recevront un montant global supplémentaire de 10 millions d’euros chaque année. Dès le 1er septembre 2018, une modernisation de l’enseignement secondaire sera lancée, comprenant notamment un meilleur accompagnement des élèves et des possibilités d’enseignement plus différencié.

Geert Bourgeois concluait sa Déclaration de septembre : "Nous gardons le cap en Flandre, pour mener les 6,5 millions de Flamands vers un bon avenir".