Trois patients de l’UZ Leuven ont perdu la vue après une opération

A la suite d’une opération de routine effectuée entre le 18 août et le 1er septembre, trois patients de l’hôpital universitaire de Louvain ont définitivement perdu la vue à un œil. C’est ce qu’a indiqué le quotidien Het Laatste Nieuws, mais l’information a été confirmée à la VRT par le professeur Johan Van Eldere. L’UZ Leuven a ouvert une enquête et estime que l’usage d’une substance toxique pourrait être la cause de cette cécité.

Les patients concernés sont devenus aveugles d’un œil après une opération de chirurgie oculaire de routine réalisée à l’hôpital universitaire de Louvain (photo), dans la seconde quinzaine du mois d’août. Il s’agissait d’une vitrectomie, soit l’ablation du corps vitré. "Les personnes qui subissent pareille opération ne voient pas très bien parce que la lumière n’atteint pas bien la rétine. L’opération permet d’éviter une dégénérescence accrue", précise le médecin en chef Johan Van Eldere.

Les risques de contracter une cécité après pareille opération étant normalement infimes, l’hôpital universitaire a lancé une enquête interne. "Nous travaillons sur différentes pistes, entre autres celle de l’utilisation d’une substance toxique", précise Johan Van Eldere. Au cours des 15 dernières années, quelque 20.000 opérations de ce type ont été réalisées et le risque que l’effet escompté ne soit pas atteint est de 1 sur 2.000. Or trois cas de cécité ont maintenant été rapportés en un mois.

D’après le Dr Van Eldere, il est pratiquement certain qu’il ne s’agit pas d’une erreur chirurgicale ou technique. Ces patients seront dédommagés. "La façon dont cela sera fait va dépendre du résultat de l’enquête et si nous pouvons découvrir ce qui s’est réellement passé". L’enquête se penche notamment sur les substances utilisées par l’anesthésie ou pour l’injection du nouveau corps vitré.

L’hôpital a signalé les faits à l’Agence fédérale des médicaments et des produits de santé. "Ils pourront vérifier si des rapports identiques provenant de pays européens ont été signalés. Mais ce n’est pas le cas pour le moment", précise le Dr Van Eldere.

Entretemps, les opérations oculaires se poursuivent à l’UZ Leuven. "Nous avons pris certaines mesures pour éviter que les faits ne se reproduisent", précise le médecin en chef. Les produits suspects ont été placés en quarantaine. Le parquet de Louvain n’aurait pas encore reçu de plainte.