Weyts lance le Club des 7 km pour aller au travail à vélo

Le ministre flamand de la Mobilité, Ben Weyts (N-VA), veut encourager un nombre accru de citoyens à prendre le vélo pour se rendre au travail, notamment si la distance entre domicile et lieu de travail ne dépasse pas quelques kilomètres. Weyts lance le Club 7 km, tout en menant une large campagne pour tenter davantage de cyclistes potentiels.

La Flandre est une région propice au vélo, mais on le sort surtout le week-end. Dès le lundi matin, les cyclistes de temps libre reprennent leur voiture pour se rendre au travail, allongeant ainsi les files sur les routes de Flandre. A l’heure actuelle, seuls 16% de la circulation entre le domicile et le lieu de travail sont des vélos. Le ministre régional de la Mobilité, Ben Weyts, veut y changer quelque chose. "La Flandre doit devenir un pays du vélo même en semaine ".

Il lance donc le Club 7 km, qui est la distance moyenne parcourue par les navetteurs à vélo. Pour élargir ce club, le ministre a donné le coup d’envoi d’une large campagne de sensibilisation, quelques jours seulement après la Semaine de la Mobilité. Ce jeudi matin, Weyts donnait l’exemple en parcourant à vélo les 17 km qui séparent sa maison de son cabinet.

Les citoyens qui laisseront la voiture au garage à la faveur de leur vélo deviendront membres du Club 7 km. La campagne comprend des affiches, un site internet, une action avec du spray sur les trottoirs, des spots radio, des brochures d’information, des films sur Facebook et des publicités sur les bus De Lijn.

Des plaques originales pour les vélos ont également été réalisées. Elles sont distribuées à certains carrefours en Flandre, et via le site www.7klclub.be.

Voka soutient cette initiative

Le réseau d’entreprises flamandes soutient l’action du ministre de la Mobilité. Elle admet que les employeurs éprouvent encore des difficultés à promouvoir le vélo. L’administrateur délégué Hans Maertens (photo) constate néanmoins aussi encore certaines anomalies dans la législation actuelle.

Les vélos d’entreprises ne sont ainsi pas considérés comme salaire par le fisc, mais bien par l’Office national de sécurité sociale (ONSS). Ce dernier fait la différence entre l’usage professionnel ou privé du vélo. "C’est une situation absurde. Cette distinction doit disparaître", estime le Voka.

Le réseau demande aussi que la législation soit modernisée, pour tenir compte notamment des hooverboards ou des moyens électriques de locomotion. "Ils ne sont pas encore reconnus et n’entrent donc pas en ligne de compte pour les avantages fiscaux", souligne Hans Maertens.