La perquisition au cabinet de Zuhal Demir aura été assez tumultueuse

La perquisition qui a eu lieu mardi, au cabinet de la secrétaire d'Etat à la Politique scientifique, Zuhal Demir (N-VA), s'est déroulée dans une atmosphère assez tendue. L’information a été confirmée ce vendredi par le parquet de Bruxelles.

"Au début de la perquisition, l’atmosphère était pour le moins tendue" a déclaré Ine Van Wymersch du Parquet de Bruxelles.

"C’est la raison pour laquelle un compte-rendu des faits a été rédigé. Il s’agissait uniquement d’avoir un rapport de la manière dont les faits se sont déroulés".

Ce compte-rendu été transmis au procureur du roi de Bruxelles qui pourra décider s’il faut ou non rédiger un procès-verbal, s’il estime qu’une faute a été commise.

Mais le parquet refuse de révéler d’autres détails sur cette perquisition. De bonnes sources, la VRT a appris que la secrétaire d'Etat aurait menacé de déposer une plainte contre un agent.

Durant la perquisition Zuhal Demir a aussi quitté le bâtiment pour se rendre au Parlement. "Mais cela n’a pas constitué un problème", ajoute la porte-parole du parquet car de toute façon la perquisition n’était pas dirigée contre elle.

"Les agents ont fait une démonstration de force et c'était plutôt intimidant. Ils se sont comportés inutilement de manière agressive", a déclaré de son côté le porte-parole de Mme Demir, qui reconnaît que la secrétaire d'Etat a dit à un agent qu'elle porterait plainte si celui-ci continuait à se conduire de façon inappropriée.

"La situation s'est ensuite calmée", précise-t-il, en ajoutant qu'il ne s'agissait pas d'une menace.

Les perquisitions de mardi au cabinet ont permis d'obtenir les documents de l'accord passé entre Zuhal Demir et l'explorateur Alain Hubert fin juin, selon lequel l'État devient pleinement propriétaire et l'IPF le gestionnaire pour au moins 5 ans.

Si la Politique scientifique a retiré sa constitution de partie civile contre Alain Hubert, ce retrait ne met pas un terme à l'instruction judiciaire ouverte.

Le juge d'instruction Michel Claise a inculpé l'explorateur polaire. Le parquet de Bruxelles va devoir rédiger prochainement un réquisitoire dans lequel il devra dire s'il souhaite poursuivre Alain Hubert en correctionnelle.

L'instruction avait été ouverte après une plainte déposée par le patron de l'administration de la Politique scientifique contre Alain Hubert pour prise illégale d'intérêts en matière de marchés publics. L'ancienne secrétaire d'État à la Politique scientifique Elke Sleurs (N-VA) avait alors rejoint cette plainte. Les relations entre les deux parties se sont dégradées, mais les différends ont été soldés en vertu de l'accord passé avec la nouvelle secrétaire d'État à la Politique scientifique Zuhal Demir.