La Flandre débloque des fonds pour la prévention du suicide des plus de 45 ans

Le gouvernement flamand a comme objectif de réduire de 20% le nombre de suicides dans toutes les catégories d’âge d’ici à 2020. Selon les chiffres dont on dispose actuellement, on serait dans la bonne voie sauf pour la catégorie d’âge entre 45 et 59 ans. Le ministre flamand du Bien-être Jo Vandeurzen (CD&V) va débloquer des fonds pour rechercher quels sont les motifs qui poussent les plus de 45 ans à mettre fin à leurs jours.

L'objectif de la Flandre est de réduire le nombre de suicides de 20% entre 2000 et 2020. L'examen à mi-parcours, fondé sur les chiffres les plus récents de 2014, montre que des progrès sont réalisés dans la bonne direction. En effet, dans plusieurs groupes d'âge, le nombre de suicides diminue, tant chez les hommes que chez les femmes. Seul le groupe des plus de 45 ans est à la traîne.

Le ministre Jo Vandeurzen voudrait savoir pourquoi la tendance à la baisse n’a pas lieu pour le groupe des 45 à 59 ans. Il met un budget de 165.000 euros à la disposition pour des recherches complémentaires y compris pour des entretiens avec l’entourage de personnes s’étant suicidées. C’est ce qu’on appelle les "autopsies psychologiques".

"Si nous nous basons sur l’évolution depuis 2014, il semble que nous allons atteindre notre objectif global pour 2020 dans toutes les catégories d’âge".

"Des outils en ligne, par lesquels les personnes peuvent utiliser leur histoire personnelle de façon anonyme 24 heures sur 24, sont efficaces. Seuls, pour les plus de 45 ans cette tendance à la baisse ne se concrétise pas. Chaque suicide est bien sûr un suicide de trop", déclare Jo Vandeurzen.

"En ce qui concerne la tranche d’âge de 45 à 59 ans, des enquête internationales ont montré que la crise économique qui a un impact plus important sur ce groupe pourrait être une explication.

Mais pour être certain de ce qui se passe et savoir comment approcher avec succès les personnes de plus de 45 ans afin de réduire le nombre de suicides, des recherches supplémentaires sont nécessaires. Nous voulons identifier, au mieux, les différents facteurs sous-jacents du suicide. Si nous disposons de cette information, nous pourrons envisager de prendre des mesures ciblées pour les personnes de plus de 45 ans".