Une application pour mieux accompagner les patients du cancer

L’hôpital universitaire de Louvain travaille à une application électronique qui a pour but d’améliorer la qualité de vie des patientes souffrant du cancer du sein. C’est ce qu’a annoncé ce jeudi l’Université catholique de Louvain (KU Leuven) qui travaille en collaboration avec la société The Estée Lauder Companies, à l’origine du fonds qui finance le projet. L’application permettra aux malades de mieux évaluer les effets secondaires des traitements et d’en faire plus fidèlement rapport.

L’application que développe l’hôpital universitaire de Louvain (Brabant flamand) se veut une réponse à l’inquiétude des patientes du cancer face aux effets secondaires que peut provoquer leur traitement. Un sujet dont elles ne parlent pas toujours facilement.

Concrètement, les patientes sous traitement sont invitées à faire part de leurs symptômes et reçoivent par la suite un feed-back personnalisé sur la façon de les atténuer. "Les renseignements sont notifiés au dossier médical, de telle sorte que le médecin et le personnel soignant puissent leur en parler ultérieurement lors des consultations à l'hôpital, être également avertis en cas d'effets secondaires sérieux et éventuellement contacter la patiente pour adapter son plan de traitement", expliquent la KU Leuven et la société partenaire.

"Grâce à l'App, nous sommes en mesure de réagir bien plus rapidement et d'adapter les soins lorsque c'est nécessaire. Nous améliorons ainsi la qualité de vie et le confort du patient, mais aussi la pertinence des soins", indique Annemarie Coolbrandt. Cette infirmière spécialisée en oncologie à l'UZ Leuven précise qu'une telle démarche peut allonger l'espérance de vie des patientes cancéreuses de cinq mois, délai durant lequel de nouveaux médicaments peuvent arriver sur le marché et sauver des vies.

L'application s'adressera dans un premier temps aux patientes atteintes d'un cancer du sein, avant d'être adaptée à tous les types de cancer et généralisée à toutes les institutions hospitalières qui collaborent avec l'UZ Leuven (photo).

BELGA/VERGULT