Francken veut une collaboration européenne sur les réfugiés vacanciers

Le Secrétaire d’Etat à l’Asile et la Migration, Theo Francken (photo), souhaite lancer une collaboration entre les pays européens quant à la surveillance des réfugiés qui retournent dans leur pays d’origine pour une courte durée. Il mettra le sujet vendredi sur la table d’un conseil des ministres européens à Luxembourg. Au cours des 18 mois écoulés, quelque 44 réfugiés ont vu leur statut de protection retiré par la Belgique parce qu’ils sont retournés en vacances dans leur pays d’origine.

Au cours des 18 mois écoulés, le Commissariat générale aux Réfugiés et Apatrides a déjà étudié 118 dossiers ayant rapport à des réfugiés qui ont pris quelques semaines de congé dans leur pays d’origine, qu’ils avaient pourtant fui. Le Commissariat examine s’il s’agit de cas de fraude ou d’abus.

Dans quarante-quatre cas avérés de "vacances" injustifiées, le statut de protection a été retiré aux réfugiés concernés. La plupart d’entre eux sont des Irakiens et des Afghans. Dans 18 autres cas, le statut n’a pas été retiré.

Dans le cas d’un retrait de statut de protection, l’Office des étrangers examine si le titre de séjour doit également être retiré aux réfugiés en question. Chaque cas est étudié séparément.

Collaboration européenne au sujet des réfugiés vacanciers ?

La Belgique a déjà signé une lettre d'intention avec les Pays-Bas fin 2016, et plus récemment avec l'Allemagne en vue d'échanger des informations et de renforcer les contrôles face à ce que le Commissariat général aux Réfugiés et Apatrides - qui a pris plus de 22.000 décisions sur des demandes d'asile en 2016 - qualifie de "problématique spécifique".

Le Secrétaire d'Etat à l'Asile et la Migration, Theo Francken (N-VA), souhaite pour sa part initier une collaboration européenne quant à la surveillance des réfugiés retournant dans leur pays d'origine pour une courte durée. Il mettra vendredi le sujet sur la table d'un conseil des ministres européens à Luxembourg.