Tueries du Brabant : "je suis formel, c’est mon frère"

Un homme de Termonde a indiqué anonymement à VTM que son frère faisait partie de la bande des tueurs du Brabant. L'homme est convaincu d’avoir reconnu les lunettes et la physionomie du "géant" de la bande.

"Il ne m'a pas dit qu'il était le Géant. Je reconnais d'abord ses lunettes. Cette physionomie. Je connais mon frère depuis des années bien entendu", a témoigné un homme de Termonde anonymement à VTM.

Il a fallu longtemps à cet homme pour croire ce que son frère lui a dit sur son lit de mort. "Je pouvais difficilement le concevoir. Au début, je l'ai ignoré, ça ne pouvait pas être mon frère. Mais aujourd'hui, je suis formel: c'est mon frère", a-t-il relaté à VTM.

Selon La Dernière Heure et Het Laatste Nieuws, un ancien gendarme de l'unité spéciale Groupe Diane, décédé il y a deux ans, intéresse fortement les enquêteurs qui tentent de faire la lumière sur les Tueries du Brabant. Sa haute taille correspondrait à celle du "Géant".

La justice n'a pas confirmé que l'individu en question avait été identifié, mais parle d'une nouvelle piste intéressante.

Un nom déjà connu

Le nom de l'ex-gendarme, le "Géant", auquel s'intéressent les enquêteurs chargés de faire la lumière sur les Tueries du Brabant, était déjà apparu dans ce dossier en 1999, écrit Het Nieuwsblad dimanche.

Selon le quotidien flamand, le nom de l'ancien membre des unités d'élite Groupe Diane est apparu dans l'enquête sur les Tueries du Brabant en 1999, après la diffusion d'une deuxième série d'affiches présentant des portraits-robots des présumés tueurs. Quelque 1 300 informations et signalements étaient alors parvenus aux enquêteurs, dont plusieurs pointaient une ressemblance entre l'image numérotée "19" et C.B., l'ancien gendarme d'Alost. Le fait qu'il était un ancien du Groupe Diane était un autre élément interpellant, qui rendait son profil plausible.

Le journal indique que les enquêteurs se souviennent du nom, peu commun, de C.B., mais que la raison pour laquelle cette potentielle piste n'a pas été poursuivie est un mystère.

"Chaque nom était placé dans une sorte d'ordre, en fonction des éléments qui le rendaient plus ou moins intéressant par rapport à l'enquête. Peut-être qu'il manquait alors d'éléments pour faire de C.B. un suspect potentiel", a appris le Nieuwsblad.

Entre-temps, le procureur fédéral de Liège, Christian De Valkeneer, a indiqué à la VRT par téléphone qu'il était satisfait de la sortie du frère du "géant", car il s'agissait de la seule source de confiance.