"Depuis 1998, je sais qui est le "Géant", mais personne ne m'a écouté"

Marc Van Damme, une connaissance de l’ex-gendarme qui a avoué à son frère qu’il était bien le "Géant" de la bande dite des "Tueurs du Brabant", affirme qu’il en avait déjà informé les enquêteurs en 1998. "Cela a été transcrit mais je ne sais pas ce qu’ils ont fait ensuite de cette information".

Samedi, on apprenait qu'en 2015, un ancien gendarme de Termonde avait avoué à son frère, sur son lit de mort, qu'il était bien le "Géant" de la bande des Tueurs du Brabant.

Marc Van Damme, une connaissance de cet ancien-gendarme, affirme à présent, qu'il avait transmis le nom de cet ancien gendarme aux enquêteurs dès 1998. "Déjà sur la première série de photos robots à la fin de 1998, je l'avais clairement reconnu. J'ai immédiatement rompu tous les liens avec lui et j'ai transmis l’information aux enquêteurs" a-t-il déclaré.

Pourquoi n’a-t-on rien fait de cette information pendant 19 ans ?

Marc Van Damme ne comprend pas que cette information n’ait pas été exploitée durant ces 19 dernières années. D’après Christian De Valkeneer, procureur-général de Liège et qui dirige la cellule d’enquête sur ces tueries, il n’y avait pas suffisamment d’éléments contre cet ancien gendarme. "Il y a plus de 300 noms dans le dossier, chaque fois des gens qui ont été reconnus sur les portraits robots. Mais une simple reconnaissance ne suffit pas pour faire avancer le dossier".

"Je me suis senti menacé"

Marc Van Damme affirme aussi qu'il s'est senti menacé après avoir communiqué le nom de l’ancien gendarme aux enquêteurs. "Le lendemain de ma déposition, il y avait une voiture banalisée dans ma rue. Or j’habite dans une impasse et cette voiture était là pendant une semaine, tous les jours. Avec deux hommes à l’intérieur et le plafonnier allumé. Je me suis senti menacé et j'ai décidé de ne plus me faire remarquer. Je n'en ai plus parlé à personne de cette histoire.