Action des syndicats devant le siège de Coca Cola à Anderlecht

Une trentaine de représentants syndicaux de tout le pays ont distribué mercredi de 7 heures à 10 heures des tracts à l'entrée du siège central national de Coca-Cola à Anderlecht. Les 3 syndicats ont boycotté le conseil d'entreprise extraordinaire prévu à 9 heures. Aucune délégation n'a été reçue. Un conseil d'entreprise normal aura lieu vendredi.

Les syndicats refusent en bloc la suppression annoncée mardi d'une soixantaine d'emplois sur les 7 sites belges (10 à Anvers, 10 à Gand, 11 à Chaudfontaine, 13 à Londerzeel, 5 à Hasselt, 6 à Heppignies et 7 à Anderlecht).

Marc Delvenne, secrétaire régional CSC Alimentation et Services, justifie la décision de retarder le début des négociations. "À chaque réorganisation, Coca-Cola veut toujours aller très vite. Nous, nous considérons qu'il n'y a aucune urgence. Coca-Cola se porte bien. L'an passé, l'entreprise a fait 84 millions de bénéfice. La restructuration vise à faire encore plus de bénéfices avec moins de monde, ce qui veut dire que la pression va augmenter sur les gens qui restent en place".

Le responsable du syndicat chrétien relève encore que cette restructuration va notamment toucher 26 postes de manager. "Le laboratoire pour les essais de nouveaux produits destinés à l'Europe était jusqu'il y a peu à Anderlecht. La décision a été prise de le délocaliser en Irlande. Ce sont des emplois qualifiés", souligne-t-il enfin.