De nouveaux objets trouvés dans le canal Bruxelles-Charleroi remis aux enquêteurs

De nouveaux objets, provenant du canal Bruxelles-Charleroi, ont été récemment remis aux enquêteurs dans le dossier des Tueries du Brabant, a indiqué mercredi soir à l'agence Belga le procureur général de Liège, Christian De Valkeneer, confirmant une information divulguée un peu plus tôt par la VRT.

"Les enquêteurs ont reçu des informations de la part de personnes qui ont trouvé des objets intéressants dans le canal", a expliqué Christian De Valkeneer à l'agence Belga.

"On a pu récupérer ces objets qui seront analysés dans les prochains jours pour voir s'il y a un lien avec le dossier qui nous occupe", c'est à dire avec le dossier des Tueries du Brabant, a ajouté le procureur général de Liège, estimant que ces nouveaux éléments "pourraient être intéressants".

Christian De Valkeneer n'a pas souhaité préciser l'identité des personnes ayant trouvé ces objets ni la nature de ces derniers.
Le procureur général de Liège a par contre démenti que des plongeurs aient effectué des vérifications ce mercredi dans le canal Bruxelles-Charleroi. Selon M. De Valkeneer, "les objets ont été découverts il y a quelque temps déjà".

L'enquête sur les Tueries du Brabant, l'une des plus grandes affaires criminelles toujours non-élucidées en Belgique, a connu des rebondissements ces derniers mois. Un ancien gendarme d'Alost, Chris B., aurait ainsi révélé à son frère, sur son lit de mort en 2015, son implication dans les tueries.

En outre, l'enquête a permis de découvrir que des pièces en lien avec les Tueries du Brabant, que l'on croyait depuis 30 ans avoir été jetées dans le canal de Bruxelles-Charleroi, à Ronquières, la nuit du 10 au 11 novembre 1985 suivant le massacre d'Alost, ont en fait été jetées au plus tôt le 27 octobre, soit "8 à 10 jours" maximum avant leur découverte le 6 novembre 1986. Une découverte qui a conduit Christian De Valkeneer à évoquer une possible "manipulation" de l'enquête.

"Les tueries du Brabant" désignent une longue série de crimes, et plus spécialement de braquages sanglants, qui ont endeuillé la Belgique entre 1982 et 1985 et qui ont coûté la vie à 28 personnes. Plusieurs hypothèses ont été formulées (grand banditisme, tentative de déstabilisation de l'Etat, ...) pour expliquer la série de crimes mais l'affaire reste, plus de 30 ans après les derniers faits, non-élucidée.
 

Point presse

Un point presse sera organisé ce jeudi à 11h30 à propos de la découverte d'objets susceptibles d'intéresser le dossier des Tueries du Brabant, indique le procureur général de Liège, Christian De Valkeneer, dans un communiqué.