Un gang d'adolescentes terrorise le quartier de la gare à Bruges

A Bruges, une jeune fille âgée de 15 ans s'est dénoncée ce jeudi matin à la police. Elle est soupçonnée de faire partie du gang de six jeunes filles qui terrorise le quartier de la gare de Bruges. Ce gang menace et frappe d'autres adolescentes, filme les agressions avec leur téléphone portable et diffuse ensuite la vidéo sur les réseaux sociaux. Les écoles du quartier ont pris des mesures. Le bourgmestre de Bruges Renaat Landuyt (SP.A) a demandé à la police d’intervenir.

Une jeune fille de 15 ans, probablement membre d’un gang, s'est dénoncée à la police ce jeudi matin. Elle sera interrogée cet après-midi et sera présentée ensuite au juge de la jeunesse. Selon la police, elle est soupçonnée d'extorsion, de vol et de coups et blessures. Les autres filles du gang, qui seraient au nombre de six, font toujours l'objet d'une enquête.

Petra De Schepper est directrice pédagogique à la "Koninklijk Technisch Atheneum" de Bruges, elle y travaille depuis 17 ans mais affirme ne jamais encore avoir été confrontée à une telle violence.

"Il s'agit d'un comportement très agressif et en dehors de toute norme", a-t-elle confié à la VRT. "Elles menacent les autres élèves, les frappent, filment tout cela et placent la vidéo sur les réseaux sociaux. Dans un cas extrême, elles auraient même eu l'intention de pousser quelqu'un sur la voie ferrée.

Les filles qui font partie de ce gang fréquent son école, mais De Schepper souligne qu'il y a aussi des élèves d'autres écoles. "Ce n'est pas lié à l'école, dit-elle. "C'est lié au quartier, parce que tout se passe dans le quartier de la gare".

Plusieurs des élèves en cause ont déjà été suspendues ou renvoyées de l'école, mais cela ne résout pas le problème. "Celles que j'ai mise à la porte se trouvent déjà dans une autre école à présent et là aussi des mesures ont dû être prises", ajoute De Schepper, qui dit qu'elle a dû exclure un nombre anormalement élevé d'élèves cette année scolaire.

"Tout ça pour de la violence inutile", déclare la directrice. "Quand vous entamez une conversation avec elles, vous ne voyez aucune réaction de leur part. Elles ne réalisent pas ce qu'elles font".

Des patrouilles pour protéger les élèves qui vont à la gare

L’école a bien tenté différentes mesures afin de protéger les élèves visés par du harcèlement ou des actes de violence. Les horaires ont été modifiés et l’école a demandé aux parents de conduire leurs enfants en voiture à l’école et de venir les chercher et d’éviter le quartier de la gare.

L’école envisage même de mettre en place des sortes de patrouille de professeurs et d’éducateurs afin d’escorter les élèves qui se rendent à la gare.

Selon le bourgmestre de Bruges Renaat Landuyt (SP.A) la police a ouvert une enquête suite à la diffusion d’une vidéo la semaine dernière sur les réseaux sociaux. Le reste de l’enquête est entre les mains de la justice. Après les vacances de la Toussaints la police doit rencontrer la direction de l’école.