"Aucune caserne ne fermera au cours de cette législature"

Le ministre de la défense, Steven Vandeput (photo), a déclaré qu’aucune caserne en Belgique ne fermera ses portes pendant la législature en cours. Il répondait ainsi à l’information diffusée ce vendredi par la VRT, faisant état de la volonté du ministre de fermer 14 casernes, dont 7 en Flandre et 7 en Wallonie, pour des raisons d’économies. Mais ce projet divise le gouvernement fédéral.

La chaîne publique flamande de radio-télévision faisait état ce vendredi matin d'une liste d'installations militaires appelées à fermer leurs portes. Une liste que la VRT a pu consulter et qui circule depuis des mois dans les cabinets ministériels, mais sans que le gouvernement ne parvienne à l'approuver.

Elle mentionne la base aérienne de Coxyde - dont les hélicoptères sont appelés à déménager vers l'aéroport d'Ostende -, le quartier Lemahieu à Ypres, la caserne de Gavere (Flandre orientale), qui abrite le centre de contrôle du trafic aérien (ATCC) militaire, la caserne de Tielen (province d'Anvers), qui abrite le 3ème bataillon parachutiste, et des installations à Ostende, Zutendaal (Limbourg) et Berlaar (province d'Anvers).

En Wallonie, les sites concernés sont situés à Glons, Nivelles, Liège, Bastogne et Tournai (photo). La fermeture de casernes est toujours une question politiquement sensible, en particulier à l'approche des élections communales d'octobre 2018, avec des bourgmestres bien décidés à défendre celle située sur le territoire de leur commune.

Des moyens de fonctionnement réduits

Selon une source gouvernementale citée par la VRT, le ministre Vandeput a "laissé pourrir le dossier" en ne tenant pas compte plus rapidement des sensibilités politiques. Lui-même et l'état-major de la Défense estiment que ce plan a été établi avec soin et est équilibré. Le ministre a toutefois qualifié l'information diffusée par la VRT de "tendancieuse" et de fausse".

"Je ne fermerai aucune caserne durant ma période au gouvernement. Aucune", a-t-il indiqué sur Twitter. Au micro de la VRT, il a affirmé qu’il n’y avait pas de plan pour fermer des casernes "à court terme".

D’après les observations dont dispose la VRT, le projet de fermeture résulte d’économies au sein de l’armée. Etant donné que les moyens de fonctionnement de la Défense ont été réduits ces dernières années, et que l’armée doit passer de 28.000 à 25.000 hommes, il reste peu d’autre choix que de fermer des casernes pour réduire encore les coûts. Mais le gouvernement est divisé à ce sujet.