Des chauffeurs De Lijn protestent après des agressions à Anderlecht

Les chauffeurs de bus de la société régionale flamande De Lijn en Brabant flamand sont inquiets, à la suite de quatre agressions graves survenues pendant le week-end à Bruxelles-Midi et Anderlecht. La circulation des bus dans le Pajottenland devrait être perturbée pendant toute la journée. Certains conducteurs ont suspendu spontanément le travail. Une concertation était prévue ce lundi entre direction et syndicats.

La première agression remonte à vendredi soir, lorsqu'un bus a été ciblé deux fois par un pistolet à air comprimé, vers 19h au Square des Martyrs Juifs. Dimanche vers 1h du matin, à un arrêt dans la rue Emile Carpentier, trois bus ont fait l'objet de jets de pierre, occasionnant des dommages aux véhicules mais pas de blessé. Des vitres ont été cassées.

La coupe est pleine pour les chauffeurs: " Nous remarquons des signaux de perturbations parmi les chauffeurs", affirmait Joachim Nijs, porte-parole de la société De Lijn pour le Brabant flamand. "Mais actuellement rien n'indique qu'il va y avoir une grève", précisait-il dimanche.

Ce lundi matin, une réunion de concertation était prévue entre les syndicats et la direction. De Lijn a demandé à la zone de police Bruxelles-Midi (Anderlecht, Saint-Gilles, Forest) de mobiliser des patrouilles supplémentaires. Une demande reçue positivement, selon le porte-parole, qui soulignait aussi que "pareils cas d’agression sont totalement inacceptables".

Ce lundi, trois des quatre bus endommagés se trouvaient encore au dépôt d’Anderlecht, avec des vitres cassées. De nombreux chauffeurs dans les communes d’Uccle et d’Anderlecht avaient spontanément interrompu le travail en matinée, pour protester contre les cas de violences. Certains collègues à Dilbeek se sont joints à eux.

Ces interruptions devraient encore durer toute la journée et perturber le trafic des bus De Lijn à Bruxelles et en Brabant flamand.