Jan Jambon fustige les émeutiers de ces derniers jours à Bruxelles

Le ministre de l'Intérieur, Jan Jambon (N-VA), a affirmé devant la Chambre sa détermination à enrayer la spirale des échauffourées à Bruxelles. Un plan d'actions sera mis en place, a-t-il confirmé sans donner plus de précision sur le contenu de celui-ci. Il attend de recevoir le rapport de l'Inspection générale de la police sur les événements de samedi soir avant d'en tracer les premiers contours.

"Ce que nous avons vu ce ne sont pas des 'incidents'. Ce sont les symptômes d'un cancer qui, si nous ne l'arrêtons pas maintenant, continuera à ronger notre société et provoquera des dégâts irrémédiables. Et cela, je ne le laisserai pas faire", a-t-il déclaré en réponse à de nombreuses questions.

Les ministres de la Justice Koen Geens et Jan Jambon travailleront en coopération avec les autorités bruxelloises et le services de sécurité. Dans les jours qui viennent, une circulaire sera également approuvée afin d'instaurer une tolérance zéro envers les violences commises contre les forces de l'ordre.

"Pour nous, il ne peut y avoir de place pour le laxisme. Des tels événements sont inacceptables et intolérables et nous sommes déterminés à agir avec fermeté", a déclaré le Premier ministre, Charles Michel (MR).

Le rapport de l'Inspection générale de la police sur les incidents du week-end est attendu vendredi.

De son côté le vice-Premier ministre Alexander De Croo (Open VLD) voudrait que Bruxelles prenne exemple sur Malines. "Là aussi on accorde beaucoup d’importance à la prévention mais en même temps on y mène une politique de fermeté".

"Nous devons nous poser des questions quand nous voyons à quel point la police bruxelloise a réagi avec retard hier. Y avait-il un lien politique? Comment cela est-il contrôlé ?"

Selon Alexander De Croo,"il y a un temps pour la parole et un temps pour l’action. Et le temps de la parole est à présent passé".