Paul Gheysens et Wouter Vandenhaute veulent acheter Anderlecht

Le club de football du Sporting d’Anderlecht est à vendre et il y a actuellement deux candidats acheteurs potentiels : Alisher Usmanov, un riche homme d'affaires russe d'origine ouzbek actionnaire du club d'Arsenal, et le tandem entre le patron de Ghelamco Paul Gheysens et le patron de la société de production Woestijnvis Wouter Vandenhaute. Usmanov était le premier intéressé mais la piste Vandenhaute-Gheysens semble à présent la plus concrète.
Yorick Jansens

C'est au printemps dernier que le président d'Anderlecht Roger Vanden Stock a demandé à Christophe Henrotay, agent de joueur, de rechercher des acheteurs potentiels pour le Sporting.

Christophe Henrotay a alors proposé rapidement l’homme d’affaires fortuné Alisher Usmanov, âgé de 64 ans, qui s’est bâti une fortune estimée à un peu moins de 20 milliards d'euros grâce à la construction minière, l'industrie métallurgique et la téléphonie.

Usmanov est également actionnaire à 30 % du club londonien d'Arsenal, mais est en conflit depuis longtemps avec le grand actionnaire américain Stan Kroenke. Tous deux tentent d'acheter les actions de l'un et de l'autre ces derniers temps. En mai, Usmanov a offert 2 milliards d'euros supplémentaires pour le paquet d'actions de Kroenke.

Mais Usmanov ne serait pas irréprochable, d’après la BBC, il serait également actionnaire secret du club d’Everton. Ce qui est contraire aux règles, parce que vous ne pouvez pas être actionnaire de deux clubs dans la même compétition.

Au mois de mai dernier, Christophe Henrotay a emmené Roger Vanden Stock et Herman Van Holsbeeck sur le yacht d’Usmanov à Monaco.

L’homme d’affaires russe s’est alors montré très intéressé et le prix demandé de 100 millions d’euros n’aurait pas été un frein pour lui. Mais il n’y a toujours pas eu de négociations concrètes avec lui.

Vandenhoute et Gheysens également disposés à faire une offre

L'homme fort de la société immobilière Ghelamco et de l'Antwerp, et le patron de la société de production Woestijnvis, auraient déjà rencontré Roger Vanderstock à plusieurs reprises.

Le duo serait disposé à faire une offre à hauteur du montant demandé par Anderlecht. Gheyssens apporterait la part la plus importante du capital et Vandenhoute pourrait diriger le club à terme.

Le seul problème c’est que Paul Gheysens dirigerait alors deux clubs car il est déjà propriétaire de l’Antwerp. Il devra sans doute céder la direction du club anversois à l’un de ses enfants.

La vente d'Anderlecht marque également la fin d'une époque: le club appartenait à la famille Vanden Stock depuis près d'un demi-siècle. Constant Vandenstock avait succèdé à Albert Roosens en 1971 et en 1996 Roger avait succédé à son père à la tête du club du Parc Astrid.

Les deux parties intéressées seraient prêtes à laisser le président Roger Vanden Stock et la direction actuelle à la barre dans les prochaines années. En cas de rachat, la famille Vanden Stock garderait au moins un quart des parts: une minorité de blocage qui lui permettrait de mettre son veto sur des décisions importantes.

Conséquences pour le futur stade national

La reprise éventuelle d'Anderlecht par Paul Gheysens va également créer une situation totalement nouvelle autour du nouveau stade national, qui doit être construit sur la parking C du Heysel.

Bien qu'Anderlecht ait toujours déclaré qu'il n’avait pas l’intention de jouer dans ce stade, ce sera sans doute bien le cas en cas de reprise par le patron de Ghelamco.

La question reste est de savoir si ce stade pourra être construit à temps pour l’Euro de 2020.

"Aucun commentaire tant qu'il n'y aura pas d'accord"

Le RSC Anderlecht a réagi samedi midi aux révélations du quotidien flamand Het Laatste Nieuws selon lequel le club bruxellois serait en négociations avec plusieurs candidats acquéreurs. Il dit en substance que le Sporting ne fera aucun commentaire tant qu'il n'y aura pas d'accord.

"Le RSCA reçoit régulièrement des propositions de collaboration sportive et ou financière. Le club évaluera toujours ces propositions en détail au vu de la valeur ajoutée qu'une telle proposition pourrait constituer pour le club. Et plus spécifiquement sur une norme claire: une amélioration sur le plan sportif et financier pour le RSCA dans le long terme. Le RSCA ne ferait des commentaires qu'au moment où un accord serait finalisé. Le club s'abstiendra donc de tout commentaire", peut-on en effet lire dans le communiqué du RSCA.