Grosse inquiétude pour la sécurité au centre fermé d'Everberg

Le nombre d’ incidents survenus dans l'établissement, qui impliquent parfois des agressions physiques envers le personnel, a presque doublé l'an dernier par rapport à l'année précédente. Le centre fédéral fermé "De Grubbe" à Everberg (Brabant flamand) est un centre de placement provisoire pour mineurs ayant souvent commis des faits graves. Il héberge des garçons âgés de 14 à 18 ans pour une période maximale de deux mois et cinq jours.

Le parlementaire flamand Lorin Parys (N-VA) a comptabilisé le nombre d'incidents survenus à Everberg. "En 2016, il y a eu 35 cas de problèmes graves de sécurité, le personnel a été agressé physiquement six fois, et parfois les jeunes ont aussi représenté un danger pour eux-mêmes. Au total, le personnel a dû procéder à 50 mises en isolement, ce qui représente près du double par rapport à 2015", explique Lorin Parys.

Qui sont ces jeunes ?

Ce sont des jeunes âgés de 14 à 18 ans qui ont souvent commis une infraction grave pour laquelle ils seraient condamnés à 5 ans ou plus en droit criminel pour adultes. 9 jeunes sur 10 hébergés à Everberg ont aussi des problèmes psychiatriques complexes.

L’augmentation du nombre d'incidents violents pourrait être dû au transfert de l'institution du niveau fédéral vers le niveau régional flamand depuis 2014. "Les fonctionnaires du pénitencier fédéral, bref les gardiens, ont disparu d'Everberg. Les responsables politiques ont alors opté pour une "surveillance douce", et ont remplacé les gardiens par des éducateurs. Mais apparemment cela ne fonctionne pas du tout pour un certain groupe de jeunes", ajoute Lorin Parys.

Que préconise Lorin Parys ?

"Les personnes qui travaillent à Everberg sont des éducateurs et des enseignants, il y a très peu de conseillers psychiatriques", ajoute Lorin Parys.

Pour des jeunes ayant un problème psychiatrique complexe, Lorin Parys préconise la mise en place d’unité "high care et high security". Il s‘agit d’une unité dans laquelle les jeunes bénéficient de soins psychiatriques et d’un accompagnement".

"Nous voulons nous concentrer sur ce groupe de jeunes, ce qui est mieux pour la population totale d'Everberg. Nous avons également besoin d'une structure plus étroite. Nous avons d'abord besoin de sécurité renforcée pour pouvoir ensuite nous occuper de l'éducation, mais l'un ne peut pas se faire sans l'autre".