"Les combattants belges de l'EI doivent assumer leurs actes"

Le ministre de l’Intérieur Jan Jambon (N-VA) a affirmé que notre pays n’allait pas négocier avec des combattants de l’Etat islamique (EI) désirant rentrer au pays. Jan Jambon a fait cette déclaration ce lundi, dans l’émission "De ochtend" sur la VRT. Jan Jambon confirme donc les propos tenus par le Premier ministre Charles Michel (MR).

Le Premier ministre Charles Michel a été clair ce dimanche : "la Belgique ne négociera en aucun cas avec des combattants belges ou autres de l'organisation terroriste Etat islamique (EI) souhaitant revenir au pays".

Le problème avait surgi, la semaine dernière, après l'interview de Tarik Jadaoun, combattant de l'EI, accordée à notre collègue Rudi Vranckx en Irak. "Nous n'allons pas négocier avec des criminels de guerre", a déclaré Charles Michel. Jan Jambon, ministre de l'Intérieur, confirme donc les propos de son Premier ministre.

"C’est du pur bons sens. Ce sont des gens qui se sont opposés avec violence aux fondements de notre société. Et à présent qu’ils sont sans ressources, nous devrions commencer à négocier avec eux pour les ramener dans notre société. Bien sûr, nous allons respecter les règles du droit international, mais négocier avec eux d’un éventuel retour au pays n'est pas à l’ordre du jour", a dit Jan Jambon.

"Le fait qu’ils risquent la peine de mort en Irak ne change rien non plus", ajoute le ministre. "Ils ont fait des choix de vie différents or ce sont des choix qui entraînent des conséquences".

"Ne risquent-on pas de se priver d’informations importantes si on ne les rapatrie pas en Belgique ?" D’après Jan Jambon il n’est pas nécessaire de ramener quelqu’un en Belgique pour récolter des informations.

"Nous pouvons, par exemple, envoyer des commissions rogatoires sur place et interroger les combattants là-bas. La Sûreté de l’Etat devra évaluer si cela en vaut la peine. Car on ne sait pas non plus si ces hommes ont vraiment des informations à divulguer ou s’ils veulent simplement se rendre intéressants".

"La situation des femmes et des enfants qui souhaitent également rentrer en Belgique est examinée au cas par cas", ajoute le ministre. "Une femme qui est partie là-bas pour accompagner son mari n' est pas nécessairement une terroriste. Mais c'est possible. C'est ce dont nous devons tenir compte. Mais certaines femmes et des enfants sont déjà rentrés, donc cela peut se faire".