Changer de prénom pourra bientôt se faire en un jour

Faire modifier son prénom devient plus simple et plus rapide en Belgique. Le ministre de la Justice Koen Geens (CD&V) a mis à jour la législation à ce sujet, indiquent ce mardi les quotidiens De Morgen et Het Laatste Nieuws. Il sera ainsi possible de faire faire le changement au guichet communal de l’Etat civil, et si les papiers sont en ordre et que la requête est suffisamment motivée, le prénom sera immédiatement modifié.

Actuellement, les personnes qui veulent changer de prénom doivent se rendre au service public fédéral Justice, où la liste d'attente est d'un an et demi. La procédure coûte en outre 490 euros et 49 euros pour les personnes transgenres. Mais d'ici peu, il sera possible de se rendre à la commune et d'en ressortir avec un nouveau prénom.

Le ministre de la Justice Koen Geens (photo) a en effet remis la législation à jour. Son projet doit encore être approuvé cette semaine. Il sera alors possible de se rendre au guichet de l’Etat civil de sa commune et d’introduire une demande de changement de prénom. Si le fonctionnaire communal juge que cette requête est suffisamment motivée et que les documents sont en ordre, la modification pourra être faite très rapidement.

"Cela durera tout au plus quelques jours. C’est même possible en un seul jour", précise le ministre Geens. Si une enquête supplémentaire s’avère nécessaire, le temps d'attente sera alors de trois mois maximum.

Le nouveau système implique que les communes fixent elles-mêmes les tarifs d'un changement de prénom. Le tarif différencié pour les transgenres reste inchangé dans le nouveau projet de loi.

Davantage de modifications de prénoms

L’an dernier, quelque 1.050 personnes ont demandé un nouveau prénom en Belgique. La plupart du temps, il s’agit de gens qui veulent se débarrasser d’un prénom ridicule ou vieillot, ou de transsexuels. Ces derniers ne devront payer maximum que 10% du tarif normal après l’entrée en vigueur de la nouvelle loi.

Le nombre de citoyens qui veulent changer de prénom a triplé en 20 ans. C’est ce qui a poussé le ministre de la Justice à assouplir la loi qui, à l’heure actuelle, lui confie la tâche de donner son accord aux modifications de prénom.

Le nouveau projet de loi sera discuté vendredi en conseil des ministres. Il devrait entrer en vigueur vers Pâques 2018.