Kris Peeters : "Nous devons garder la tête froide"

Le vice-premier ministre, Kris Peeters (CD&V), a indiqué sur "Radio 1" que l’accord de gouvernement fédéral durait jusqu’en 2019 et, non pas jusqu’aux élections communales en octobre 2018. Il appelle ses collègues à prendre au sérieux les dossiers en cours en laissant de côté les émotions.

Ces dernières semaines, les relations entre les partenaires de la coalition étaient particulièrement tendues, notamment en ce qui concerne le rapatriement de Soudanais.

Kris Peeters (CD&V) a expliqué lors de l’émission "De Ochtend" que le gouvernement fédéral a bien géré ce dossier : "Nous avons demandé la mise en place d’une enquête indépendante. Tant que le rapport n’est pas paru, nous ne pouvons pas nous prononcer. Pour le reste, c’est une affaire entre Theo Francken et le Premier ministre". Il a également affirmé que, contrairement aux apparences, "il y a une bonne collaboration entre ministres du gouvernement fédéral".

Agir avec sérieux

Le vice-premier ministre a néanmoins mis en garde contre un durcissement du ton dans les débats politiques où les émotions prennent le dessus : "Il s’agit d’un phénomène généralisé, et Trump en est un exemple. C’est une manière de faire de la politique dont j’ai horreur. Nous devons faire attention à ne pas copier cela en Belgique. Ça commence à y ressembler quand on envoie une photo d’un chameau."

L’homme fort du CD&V, également tête de liste à Anvers, fait ici allusion à la photo envoyée sur Facebook par Bart De Wever (cf. ci-dessous) pour réagir aux propos du président du CD&V, Wouter Beke, sur la question soudanaise. "Il s’agit d’une question sérieuse et il faut s’y attaquer avec sérieux, et non sur Twitter. Cela n’apporte rien aux gens", poursuit-il.

Traduction du message envoyé depuis le Maroc où Bart De Wever a passé ses vacances d'hiver : "J’ai demandé ici si Theo [Francken] devait démissionner…"