Maître-architecte flamand: "L’habitat partagé rend le luxe accessible"

Le maître-architecte flamand, Leo Van Broeck, plaide pour des logements durables. Selon lui, il faut plus d’habitations dans la ville, plus d’habitats partagés et réduire la superficie moyenne des appartements. Ce qui ne rime pas forcément avec une diminution du confort.

D’après le maître-architecte flamand, construire une maison passive ne suffit pas pour être durable : "Si l’on construit une villa dans un nouveau lotissement, il faut installer des centaines de kilomètres de routes et des centaines de kilomètres de canalisations d’eau, de câbles électriques, de conduites de gaz. Si l’on prend en compte la production de CO2, c’est une maison passive, une maison passive de ce style ne permet pas de faire des économies d’énergie."

Leo Van Broeck estime qu’il y a suffisamment de places dans les villes. Les zones industrielles et celles où se trouvent les bureaux peuvent remplir une nouvelle fonction. "À Bruxelles, à 18 heures, les lumières sont éteintes, les rues sont vides dans le quartier nord de Bruxelles. Mais dans 10 ans, on pourra y trouver des écoles et des chambres d’étudiants à côté des bâtiments administratifs", assure-t-il.

Le partage pour plus de luxe

La surface habitable moyenne d’un appartement en Europe est de 65m2, en Belgique 85 m2. Le "bouwmeester" trouve qu’il faut miser sur des maisons ou des appartements plus compacts. Il plaide également en faveur du partage afin de pouvoir se permettre d’avoir accès à des services plus luxueux. Il conclut : "Sur le toit d’un complexe d’appartements, on retrouve un potager et un barbecue. Dans la cave, un local pour entreposer les VTT. On retrouve aussi une piscine et une pièce isolée pour jouer du piano. Normalement, ce sont des choses réservées aux grandes villas."