Michel : "Francken n’a pas dit toute la vérité mais n’a pas menti non plus"

Selon le Premier ministre Charles Michel (MR), le secrétaire d'État à l'Asile et aux Migrations, Theo Francken (N-VA) "ne lui a pas menti au sujet des Soudanais rapatriés, mais n' a pas donné non plus toutes les informations (…). Il n’a pas été complet". Cela dit, selon Charles Michel, cela n' a pas d'impact politique :"Le plus important, c'est qu'il n' y ait plus de rapatriements vers le Soudan tant que l'enquête n'est pas clarifiée".

Theo Francken avait déclaré que "de toute façon, aucun rapatriement n'était prévu avant la fin du mois de janvier", mais cela s'est avéré inexact: un rapatriement était bien prévu. Quand Francken l’ apprit il annula immédiatement ce rapatriement. Dans les médias, Francken a selon ses propres termes, "continué à maintenir sa ligne de communication afin de ne pas créer un effet d’aspiration".

Selon Charles Michel lorsque Theo Francken lui a dit que les rapatriements n’étaient plus planifiés, ce dernier n’a pas donné toutes les informations mais n’a pas menti non plus. Le Premier ministre a fait ces déclarations ce mardi matin sur "Matin Première" (RTBF).

Charles Michel répète qu'il attend le résultat de l'enquête avant de se prononcer. Une enquête qui est "indépendante", rappelle-t-il, et sur laquelle il ne veut pas "imposer un timing" même s'il espère un résultat en janvier encore.

Le Premier ministre promet de rester engagé "jusqu'au dernier jour de la législature"

Lundi soir, lors de la réception de nouvel an de l'union des entreprises flamandes (Voka) le Premier ministre s’est "engagé à travailler au renforcement de notre économie chaque semaine et chaque jour, jusqu'à la fin de la législature en 2019".

"Le gouvernement fédéral et le gouvernement flamand ont encore une année importante durant laquelle leur politique actuelle doit être poursuivie", a affirmé de son côté l'administrateur délégué du Voka, Hans Maertens.

Le Voka a présenté un plan en cinq points afin de réformer le marché du travail. La plupart des propositions sont déjà connues.

Le Voka plaide pour un nouveau statut, entre employés et indépendants. Mais aussi pour une carrière plus longue, y compris en abolissant les augmentations salariales barémiques. L'organisation réclame également toujours des mesures pour une meilleure mobilité de la main-d'oeuvre entre les différentes régions.