"Il y aura plus de mariages mixtes lorsque les signes religieux ostensibles auront disparu"

Malgré les réticences de son président de parti Wouter Beke, le député CD&V Hendrik Bogaert continue à défendre sa proposition controversée d'une interdiction générale du port de signes religieux ostensibles dans l'espace public. "Je pense que le nombre de mariages mixtes augmentera si cette interdiction est appliquée". déclare-t-il dans le journal du dimanche De Zondag. Il affirme par ailleurs recevoir de nombreux soutiens : "Lors des réceptions de Nouvel An, je n'ai entendu personne critiquer ma proposition".

L'interdiction préconisée par Hendrik Bogaert, fin décembre, vise le port de signes d'une religion partagée par plus de 5% de la population. Il s'agirait des signes bien visibles comme le voile et non de petites marques d'appartenance, comme un petit pendentif.

Selon Hendrik Bogaert, cette mesure viserait à empêcher les religions dominantes de provoquer des divisions sociales en imposant explicitement leurs normes et leurs valeurs.

Des exceptions seraient prévues pour les lieux de culte et les endroits privés. Le CD&V a pris ses distances avec la proposition du député.

"Ce n’est pas le point de vue du parti" avait réagi immédiatement le président du CD&V Wouter Beke, et lors de la réception de Nouvel An, ce dernier a encore voulu mettre les points sur les i : "Etre Flamand, cela signifie disposer de la liberté d’être soi-même en rue, croyant ou non-croyant" a-t-il déclaré.

Herman Van Rompuy, l'éminence grise du CD&V, a également critiqué a proposition d’Hendrik Bogaert. "Si vous faites une proposition située à la droite du Vlaams Belang, vous avez un problème".

Hendrik Bogaert reconnaît que son point de vue n’est pas celui du CD&V mais il ajoute qu’il n’a jamais voulu remettre en cause la position du parti.

"A l’époque de Jean-Luc Dehaene, personne ne pouvait exprimer sa propre opinion. Aujourd’hui il est possible de le faire. Dans ce contexte, je ne trouve pas que j’ai commis un crime".

Mais Bogaert ne pense pas que sa proposition n’a que des opposants au sein de son parti, car les réceptions du Nouvel An ont été un véritable triomphe pour lui : "Les gens me soutiennent en masse. Je n'ai entendu personne critiquer ma proposition".

Hendrik Bogaert reste convaincu que l'interdiction des signes religieux serait une bonne chose.

"Parce que je crois que les religions peuvent parfois diviser la société. Par exemple, en encourageant les mariages au sein d’une même communauté. C'est quelque chose que les nationalistes ont en commun avec certains religieux orthodoxes: le désir de rester dans leur propre communauté".

Il croit donc que "nos relations seront plus libres et qu'il y aura encore plus de mariages mixtes si les signes religieux ostensibles sont interdits".

Herman Van Rompuy, l'éminence grise du CD&V, a également critiqué a proposition d’Hendrik Bogaert. "Si vous faites une proposition située à la droite du Vlaams Belang, c'est que vous avez un problème".

Hendrik Bogaert reconnaît que son point de vue n’est pas celui du CD&V mais il ajoute qu’il n’a jamais voulu remettre en cause la position du parti.

"A l’époque de Jean-Luc Dehaene, personne ne pouvait exprimer sa propre opinion. Aujourd’hui il est possible de le faire. Dans ce contexte, je ne trouve pas que j’ai commis un crime".

Mais Bogaert ne pense pas que sa proposition n’a que des opposants au sein de son parti, car les réceptions du Nouvel An ont été un véritable triomphe pour lui : "Les gens me soutiennent en masse. Je n'ai entendu personne critiquer ma proposition".

Hendrik Bogaert reste convaincu que l'interdiction des signes religieux serait une bonne chose.

"Parce que je crois que les religions peuvent parfois diviser la société. Par exemple, en encourageant les mariages au sein d’une même communauté. C'est quelque chose que les nationalistes ont en commun avec certains religieux orthodoxes: le désir de rester dans leur propre communauté".

Il croit donc que "nos relations seront plus libres et qu'il y aura encore plus de mariages mixtes si les signes religieux ostensibles sont interdits".