Tracé alternatif pour la liaison ferroviaire du "Rhin d'acier"

Le gouvernement flamand va collaborer avec les Pays-Bas et l’Allemagne pour la construction d’une nouvelle liaison ferroviaire pour les marchandises entre le port d'Anvers et la Rhénanie-du-Nord-Westphalie. Les voies actuelles sont déjà surchargées et une augmentation de capacité supplémentaire pourrait remplacer des milliers de camions par an sur les autoroutes. Le projet de modernisation de la voie ferroviaire historique du "Rhin d'acier" est donc relancé.

La ligne de chemin de fer du Rhin d'acier, reliant le port d'Anvers à Mönchengladbach, en Rhénanie-du-Nord-Westphalie a été inaugurée en 1879.

C’était la première ligne transfrontalière en Europe, avec 96 km de voies en Belgique, 48 km dans le Limbourg néerlandais et 18 km en Allemagne. Ce tracé n'est cependant plus utilisé sur son tronçon néerlandais depuis 1991, date à laquelle il fut décidé d'utiliser d'autres liaisons ferroviaires plus modernes pour acheminer des marchandises du port belge vers l'Allemagne.

La Belgique a n'a cessé depuis de réclamer la modernisation du tracé historique du Rhin d'acier, déjà convenue en 2008 avec les ministres néerlandais et les ministres fédéraux allemands mais sans jamais aboutir à un accord final.

Une étude a montré à présent qu'il existe une alternative à l'ancien tracé du Rhin d’acier. Le tracé dit "3RX" génère les mêmes avantages que le tracé classique , mais il ne coûterait que la moitié soit 770 millions d'euros.

Un accord officiel n' a pas encore été conclu, mais toutes les parties concernées seraient favorables au nouveau tracé. Le ministre flamand de la Mobilité Ben Weyts (N-VA) espère se réunir dès que possible avec toutes les parties concernées.

Une nouvelle liaison ferroviaire de fret pourrait permettre de dégager des milliers de camions de nos autoroutes, chaque année.

"Tout le monde était coincé dans sa propre logique et voulait quelque chose de différent, c’est la raison pour laquelle nous avons fait examiner plusieurs tracés différents de manière objective" a déclaré Ben Weyts dans "De ochtend" (VRT).

Selon Ben Weyts, "le dossier peut à présent être définitivement sorti de l'impasse". Le ministre a l’intention de s'asseoir autour de la table avec toutes les parties concernées dès que possible. "Nous devons maintenant faire des choix diplomatiques et politiques".