Dans la saga autour de Tom Meeuws, la balle est dans le camp de Groen

Comme annoncé, Tom Meeuws a présenté mardi lors du bureau anversois du SP.A sa démission de la liste Samen (Ensemble) en vue des élections communales à Anvers, une démission qui n'a pas été acceptée par les instances du parti. Toute la question est à présent de savoir ce que vont faire les écologistes de Groen. Le cartel composé de Groen et du SP.A est en effet sous pression.

Les écologistes flamands teindront ce mercredi matin à 10h30 un bureau de parti extraordinaire sur la situation à Anvers. Groen voudrait des éclaircissement sur la position de Tom Meeuws.

Le SP.A anversois a en effet indiqué, après une réunion de plus de 4 heures, continuer de "soutenir pleinement" son président local Tom Meeuws, et ne pas "souhaiter, avec Samen, participer à la campagne de dénigrement actuellement en cours".

Tom Meeuws est troisième sur la liste progressiste Samen, dont Wouter Van Besien (Groen) est tête de liste. Il a présenté sa démission de la liste mais celle-ci a été rejetée, le SP.A local souhaitant continuer avec Meeuws.

"La direction de parti du SP.A de la Ville d'Anvers est convaincue que nous ne devons, avec Samen, pas prendre part à la campagne de dénigrement qui est en train de prendre des proportions encore jamais vues. Nous pensons que l'important est notre vision pour la ville, mais aussi les valeurs démontrées et la manière de faire de la politique", a indiqué Meeuws face à la presse. Il estime que Samen "reste plus que jamais l'alternative progressiste et démocratique" pour la métropole anversoise, et assure qu'il va prendre contact avec Wouter Van Besien et la numéro deux (indépendante) de la liste, Jinnih Beels.

Tom Meeuws s'était retrouvé dans une situation qui semblait intenable mardi, après les révélations entourant son départ de la société De Lijn en 2015. Différents médias ont rapporté des rumeurs de manigances financières, qui ont mené à un arrêt de la collaboration entre De Lijn Anvers et Tom Meeuws "de commun accord".

Tom Meeuws avait déjà été mis en cause auparavant pour avoir eu des contacts, en tant que consultant, avec le promoteur immobilier Land Invest Group, alors que Samen critiquait vertement les autorités communales anversoises sur le même sujet.

Marc Descheemaecker nie être à l'origine de la fuite