Rénovées, dix friteries bruxelloises auront un effet miroir

Le projet du bureau d’architecture liégeois-gantois Studio Moto a remporté le concours "Une frite dans le ventre" lancé par la Ville de Bruxelles et l’association Unafri pour repenser les friteries de la capitale. Le "fritkot" contemporain imaginé par le bureau remplacera dix anciennes friteries bruxelloises qui seront recouvertes d’un revêtement en aluminium, à effet de miroir.

La Ville de Bruxelles a reçu 52 candidatures venues du monde entier dans le cadre du concours "Une frite dans le ventre", imaginé pour rénover une dizaine de friteries défraichies.

Les lauréats, un Gantois et un Liégeois originaire d'Eupen, Morris Vandenberghe et Thomas Hick du bureau d'architecture "Studio Moto", ont été sélectionnés par le jury composé des deux échevins bruxellois Geoffroy Coomans de Brachène et Marion Lemesre, du président de l'Union nationale des frituristes (Unafri), Bernard Lefèvre, de l'architecte et professeur de l'ULB, Francis Metzger ainsi que des représentants de l'administration.

En plus du marché pour la réalisation des dix fritkots dans la capitale, le premier lauréat s'est vu attribuer une prime de 10.000 euros. Chaque fritkot sera transformé pour la somme de 50.000 euros. Le second lauréat et le troisième ont reçu respectivement une prime de 5.000 et 3.000 euros.

Les candidats ont été évalués sur base de trois critères: l'identité (caractère iconique, adaptable en fonction de la spécificité des différents fritkots), la fonctionnalité (pratique et ergonomique) et l'intégration (dans le tissu urbain). Le fritkot retenu est recouvert d'un extérieur réfléchissant tout en miroir avec une enseigne lumineuse individuelle de type néon.

"Le jury est parvenu à un consensus autour d'un projet de fritkot à la fois convivial, simple, esthétique, facilement identifiable et s'intégrant parfaitement dans le tissu urbain bruxellois", a expliqué l'échevin de l'Urbanisme et du Patrimoine, Geoffroy Coomans de Brachène. "Il s'agit d'un investissement de la Ville pour améliorer esthétiquement les fritkots, véritables symboles de la 'belgitude'. Nous travaillons pour cela avec les frituristes", a indiqué pour sa part Marion Lemesre.

Les dix fritkots seront remplacés dans le courant de l'année 2019. Deux autres emplacements à remplacer sont à l'étude, ont confié les échevins.