La nouvelle rame de métro de la Stib dévoilée, après une année record

La maquette de la future rame de métro (photo) de la société bruxelloise de transports en commun a été présentée ce jeudi par le CEO Brieuc de Meeûs et le ministre bruxellois de la Mobilité, Pascal Smet. Dès fin 2019, quelque 43 rames M7 renforceront progressivement les fréquences du réseau de la capitale. Les cabines de pilotage étant escamotables, ces rames serviront à terme à la future ligne de métro nord numéro 3 (Albert-Bordet), qui sera entièrement automatisée lors de sa mise complète en service prévue en 2028.

D'une longueur de 94 mètres et une largeur de 2,70 m, les rames M7 pourront accueillir un maximum de 758 voyageurs (en version automatisée avec strapontins repliés), contre un maximum de 728 pour le modèle précédent M6.

"Grâce à ces rames, la capacité sera augmentée de 30% en heure de pointe d'ici fin 2019", assure la société de transports bruxelloise. Pour faciliter la circulation des voyageurs, les portes seront plus larges de 15 cm par rapport à la M6 et le plancher plus bas de 2 cm afin de faciliter la montée et la descente des personnes à mobilité réduite.

Ces nouvelles rames permettront tout d'abord de renforcer les fréquences en heure de pointe sur les lignes existantes. Ainsi, sur les lignes 1 et 5, la fréquence passera dès la fin 2019 de 2 minutes 30 à 2 minutes sur le tronçon commun Gare de l'Ouest-Mérode, soit 30 passages par heure contre 24 actuellement. Indirectement, l'augmentation de la flotte permettra également d'augmenter les fréquences des lignes 2 et 6 en heure de pointe, passant de 3 minutes à 2 minutes 30 sur leur tronçon commun.

Dans un deuxième temps, certaines rames M7 seront affectées à la ligne 3 Albert-Bordet lorsque celle-ci sera entièrement opérationnelle à l'horizon 2028. Les cabines de pilotage seront alors retirées afin d'exploiter la ligne de façon automatique, rendant possible une fréquence d'un passage toutes les 90 secondes.

Design Art Nouveau

Les rames M7 sont construites par la société espagnole Construcciones y Auxiliar de Ferrocarriles (CAF), celle qui a assemblé, il y a quelques années, les rames "Boa" actuellement en service sur le réseau bruxellois. Le design des véhicules a été confié à Axel Enthoven, qui a déjà travaillé sur les rames M6 et les trams 3000 et 4000.

La couleur extérieure choisie est l'argent. Celle-ci a été sélectionnée à la suite d'un sondage auprès des voyageurs. Selon la Stib, chaque rame coûte quelque 7 millions d'euros. Elle a une durée de vie d'au moins 30 ans. Après le salon de l'auto, la maquette sera visible au musée du tram à Woluwé-Saint-Pierre.

Plus de 400 millions de personnes transportées l’an dernier

La Stib a enregistré un total de 401 millions de voyages sur son réseau en 2017, soit une augmentation de plus de 8% et de 31,5 millions de voyages par rapport à l'année précédente. Il s'agit d'un nouveau record et de la plus forte progression annuelle depuis 2003, se félicite la Société bruxelloise de transport public ce vendredi.

En 10 ans, le nombre de voyages réalisés par les bus, trams et métros de la Stib a augmenté de plus de 44%, passant de 277 millions en 2007 à 401 millions l'année dernière, ajoute la société de transport. Seule l'année 2016 fait exception à cette progression annuelle constante, en raison des attentats du 22 mars et du contexte terroriste.

La Stib explique cette progression de la fréquentation par ses efforts pour améliorer la qualité de service et ses investissements en faveur de la mobilité, afin de rendre attractifs les transports publics avec plus de confort, de sécurité et de fréquences.

La plus forte augmentation concerne en particulier la vente des abonnements scolaires qui a progressé de 20% en un an, probablement grâce à la baisse de tarif en 2016. Les embouteillages dans la capitale ont également poussé de nombreux automobilistes à opter pour d'autres modes de déplacement, analyse encore la société de transport.