Interpellations dans des gares bruxelloises et des trains

La police a bien mené dimanche soir des actions contre le trafic d’êtres humains, mais pas au parc Maximilien près de la gare du Nord, comme elle l’avait prévu à l’origine, mais sur les quais et dans les trains. L’information a été confirmée à la VRT par le cabinet du ministre de l’Intérieur, Jan Jambon. La police constate en effet que les "transmigrants", qui traversent la Belgique dans le but d’arriver en Grande-Bretagne, prennent de plus en plus souvent le train pour se rendre sur les parkings d’autoroute, où ils tentent de se cacher à bord de camions faisant route vers le Royaume-Uni.

"L'opération a bien eu lieu. Elle s'est déroulée sur les quais et dans les trains qui circulaient en provenance et à destination de Bruxelles, sur les trajets privilégiés par les passeurs", précisait Olivier Van Raemdonck, porte-parole du ministre de l'Intérieur Jan Jambon (N-VA). Il s'agit notamment des lignes qui desservent les gares proches des aires de parking de la E40.

Dix-sept personnes en séjour illégal ont été interpellées au cours de cette opération. L'Office des Etrangers se penchera sur leur cas ce lundi, précisait le porte-parole du ministre.

Dimanche soir, à l'initiative de la "Plateforme Citoyenne de soutien aux réfugiés", des centaines de personnes ont formé une chaîne humaine (photo) entre le parc Maximilien et la gare du Nord, en signe de protestation contre l'opération de la police fédérale planifiée dans le parc bruxellois. Des volontaires se sont mobilisés afin que les migrants soient accueillis chez des citoyens-hébergeurs. Au total, entre 150 à 200 personnes se sont vues offrir l'hospitalité.

Quelque 300 autres avaient déjà été hébergées samedi soir par des familles d'accueil et y restaient dimanche, de sorte qu'aucun migrant ou demandeur d'asile ne se trouvait dans le parc Maximilien dimanche soir.

Le cabinet du ministre de l'Intérieur abordera la problématique de la migration transfrontalière ce lundi. "Nous voulons savoir comment les trafiquants d'êtres humains s'y prennent. Bruxelles est une plaque tournante et constitue souvent le point de départ des migrants qui veulent rejoindre l’autoroute E40 pour ensuite poursuivre leur voyage", concluait Olivier Van Raemdonck.