Les ministres français et belge de l'Intérieur s'entendent sur la sécurité

Le ministre de l'Intérieur Jan Jambon (N-VA) s'est rendu mardi à Lille, dans le nord de la France, pour une rencontre avec son homologue français Gérard Collomb. Durant leur discussion, d'à peine un quart d'heure, les deux hommes ont conclu quelques accords pour améliorer leur collaboration.

Lille accueille actuellement une foire internationale sur la cybersécurité. Gérard Collomb l'a inaugurée et a visité quelques stands d'entreprises françaises. Jan Jambon était également présent, surtout pour rencontrer son homologue en marge de l'événement. Les deux hommes n'ont pas parlé de cybercriminalité, mais bien d'autres collaborations.

"Cela a porté sur une collaboration ponctuelle", a expliqué Jan Jambon après la rencontre. "Nous allons installer un officier de liaison pour la migration à Paris et réunir des points de contact de liaison pour les centres de crise. Nos protections civiles aussi vont mieux coopérer. Ce sont des points pour lesquels une amélioration s'est avérée possible."

Il y avait déjà un officier de liaison français pour la migration en Belgique, mais pas l'inverse. On en parlait pourtant déjà en 2015, mais ce n'est que maintenant que tous les signaux sont au vert, indique Jan Jambon. Pour le ministre, il s'agit d'un maillon important dans la lutte contre la migration illégale.

En ce qui concerne le centre de crise, il est fastidieux que les contacts de crise en France soient éparpillés. Il était nécessaire d'avoir un unique point de contact, similaire au centre de crise fédéral en Belgique. Les centres de crise sont importants en cas de catastrophes ou d'attentats.

La décision de la Belgique de baisser le niveau de la menace a également été évoquée pendant la discussion. Gérard Collomb a souligné que la menace persistait en France. Est-ce une différence d'approche? "La France doit décider pour la France", a répondu Jan Jambon, rappelant que le groupe terroriste Etat islamique a été battu et que sa propagande diminue.

"Nous sommes à un niveau 2 nuancé", a insisté le ministre. "Une série de sites reste au niveau 3. C'est ce que j'ai expliqué au ministre. Il s'est montré compréhensif." Jan Jambon souligne aussi que la France a dû gérer plus d'attentats. "Je pense que les instances y sont encore un peu plus circonspectes. Chez nous, l'OCAM a tout bien évalué, mais nous maintenons encore beaucoup de moyens sur le terrain."