Des chercheurs gantois tentent de favoriser la reproduction des pandas

Une nouvelle enquête internationale vise à accroître les chances de reproduction des pandas géants - espèce menacée. Les données étudiées proviennent d’analyses d’urine et bientôt d’excréments lors des périodes de chaleur, de gestation et de mise bas. En Belgique, c’est une équipe de chercheurs de l’Université de Gand (Flandre orientale), menée par Jella Wauters, qui récolte et analyse les données. Elle collabore avec le parc animalier Pairi Daiza (photo), situé à Brugelette dans le Hainaut.

Les chercheurs gantois ont recueilli les données relatives au panda femelle de Brugelette, Hao Hao (photo, avec son petit Tian Bao), pendant ses deux premières périodes de chaleur et pendant sa première grossesse. Ces données apportent aux scientifiques un nouvel éclairage et des informations cruciales sur le mécanisme de chaleur du panda femelle.

C’est un mécanisme particulièrement mystérieux, cette période n'arrivant qu'une fois par an, pendant une durée d'un à trois jours. De plus, il est parfois difficile de remarquer cet état et la fécondation est loin d'être un jeu d'enfants. Le diagnostic d'une grossesse n'est pas simple non plus, le panda étant capable de la masquer. Et il arrive qu'une absorption fœtale mette fin à la gestation. Il s'agit donc, dans les faits, d'un véritable parcours du combattant.

Les données collectées par l’équipe gantoise de chercheurs, dirigée par Jella Wauters, sont comparées à des données relatives à d'autres pandas femelles en France et en Ecosse. L'enquête est réalisée en partenariat avec le China Conservation and Research Centre for the Giant Panda, avec le parc animalier Pairi Daiza et la fondation Pairi Daiza (Hainaut), RZSS-Edinburgh Zoo, l'université d'Edimbourg et l'Université de Gand.

Pour ce projet de recherche prometteur, la scientifique Jella Wauters de l’Université de Gand a été nominée pour les "Giant Panda Global Awards", qui récompensent les plus beaux projets dans le monde concernant les pandas. Elle est nominée dans la catégorie "jeune chercheuse étrangère prometteuse de l’année".