Beringen veut donner la pilule aux sangliers

Maurice Webers, le bourgmestre de la commune limbourgeoise de Beringen, veut faire analyser si l’on pourrait donner une pilule contraceptive aux sangliers. C’est ce qu’il expliquait vendredi à nos collègues de la chaîne de radio 2 (VRT). Le but : contrecarrer la croissance rapide de la population de sangliers dans le Limbourg.
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Le bourgmestre de Beringen estime que la contraception est une façon élégante et respectueuse des animaux d’entraver la croissance importante de la population de sangliers dans le Limbourg. "J’ai déjà proposé cela à plusieurs reprises aux instances compétentes. Il s’agirait d’installer des endroits de ravitaillement pour les sangliers et d’y mélanger de la contraception. Mais je n’ai pas encore reçu de réponse", indiquait Maurice Webers.

Selon lui, les sangliers doivent continuer à vivre en liberté. Mais il faut prévoir quelque chose pour limiter la croissance de leur population. "Actuellement, il y a tellement de sangliers qui s’approchent des habitations. Je voudrais donc pouvoir prendre des mesures pour limiter leur nombre".

En Australie et en Grande-Bretagne, une étude est en cours sur la contraception pour les sangliers. L’Institut belge pour l’étude de la nature et la forêt (INBO) suit l’affaire. "Dans la pratique, ce n’est pas aussi simple qu’on pourrait le croire. Si on mélange la pilule à leur nourriture, on ne sait pas si les sangliers ont mangé une dose suffisante de contraceptifs. Ou nous pourrions rendre d’autres animaux stériles s’ils mangent cette nourriture. Ce n’est pas ce que nous voulons", conclut Thomas Scheppers.

Des chercheurs britanniques tentent maintenant de développer un vaccin. "Il devrait être administré par injection. Nous devrons alors capturer les animaux, puis les relâcher dans la nature. Cette méthode est plus respectueuse que de laisser les chasseurs tuer les sangliers. Nous attendons donc avec impatience les résultats de cette étude".